Madame Espérance BAYEDILA, l’unique femme professeur à l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la communication, a inauguré l’émission questions de genre diffusée le mardi 6 aout 2013 sur la RTNC-la voix du peuple à 10h05 comme première invitée.
Madame le professeur comme elle préfère être appelée à fixer les un(e)s et les autres sur le concept genre et ses applications. Elle définit le concept « genre » comme « une relation de pouvoir entre l’identique et le différent », entre les 2 genres existants c’est-à-dire le genre masculin donc les hommes, des Etres identiques en terme de sexe qui est différent du genre féminin donc les femmes, d’autresEtres identiques aussi en terme de sexe. « Et dans notre société et dans l’humanité, il ya un genre qui domine sur l’autre. Et c’est le genre masculin », précise –t- elle, en parlant de cette relation de pouvoir, ajoute –t -elle, se vit même dans les clichés véhiculés au sein de la société avec le triste adage « mwasi atongaka mboka te » traduisez ( les femmes ne peuvent rien bâtir » les hommes par contre si.
« On n’est pas dans la vérité » affirme Mme BAYEDILA par ce que le genre « est une construction culturelle, sociétale et sociologique. Ce n’est pas une chose naturelle. C’est la société qui construit des Etres en tant que personnes de sexe féminin ou masculin en y rattachant des attributs du fait que l’on soit fille ou garçon dès la naissance ». Madame le professeur Espérance BAYEDILA a établie une différence entre le genre et le sexe.
« Le sexe est biologique. C’est naturel. On nait sexe féminin ou sexe masculin et cela se caractérise par les organes génitaux. Le genre est une construction c’est à dire une chose que on acquiert dans la société et on peut le changer ». Et d’argumenter l’état changeable du genre : « il ya des femmes qui sont du genre que j’appelle masculin ; puisque considérées non pas en tant que femme mais en tant que Etre humain capable de changer le monde ».
Le genre comme une approche, selon elle, vient apporter une évolution dans les droits de femmes et c’est une approche de développement. « L’approche genre a apporté des grandes révolutions dans la vie de femmes et également dans la vie de toute la société » par la reconnaissance à chaque sexe des potentialités et des capacités à faire évoluer le monde. « Aujourd’hui, l’humanité existe et existerai encore que par ce que il y a l’homme et la femme, les 2 sexes ».
A l’heure de la parité dans le vocabulaire de congolais, un autre concept proche du genre, Mme Bayedila soutient que la parité ne se vit pas encore en RDC si on s’en tient à « sa compréhension mathématique qui veut dire part égale. Chez nous, on réserve 30% à la femme. C’est une représentativité .la parité devrait être 50% d’hommes et 50% de femmes». Par ailleurs, elle trouve que c’est difficile d’appliquer la parité qui, normalement pour elle, doit se faire au niveau de compétences et non de sexe. « Par ce que on a besoin de gens, on doit prendre 5 hommes et 5 femmes.ca c’est faussé les choses. »