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Lumbu Kuba Nanouche, une footballeuse engagée

 

Elles sont  rares les femmes qui pratiquent le football en RDC. parmi celles qui raffolent le sport, il y a Lumbu Kuba Nanouche. Cette footballeuse évolue dans l’équipe force terrestre à Kinshasa.

Elle est plusieurs fois sélectionnée dans l’équipe nationale de football féminin. Et grâce à cette sélection, elle a pu jouer dans une trentaine de pays.

son métier puisque c’est un ne constitue pas un frein pour exprimer sa féminité. pour elle , le sport et les taches ménagères de la maison ne se sont pas incompatibles. Cette sportive estime que la différence entre une sportive  pratiquante  et une femme qui ne pratique pas le sport réside seulement dans la morphologie.lumbu kuba

« la pratique de ce métier n’entrave en rien ma féminité. Je suis différentes des autres femmes que par la forme de mon corps.car , j’ai appris à développer mes muscles. »

malgré le refus de ses parents  de la voir faire du foot comme un métier, Nanouche a poursuivi son rêve qu’elle compte arrêter d’ici là. » vu mon âge, j’envisage déjà la fin de ma carrière de footballeuse, mais je vais embrasser la carrière d’arbitre »

cette célibataire d’une trentaine d’année ne regrette pas d’avoir consacré une  même si il a un seul regret: le manque d’une rémunération  conséquente. « le sport de femmes dans notre pays ne paie pas. Et pourtant, nous faisons l’honneur de cette nation comme les Léopards hommes ».

 

 

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Le 20 mai 2014
A 11 h 17 min
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2 ème sommet national sur le genre et le développement

 95 candidats et candidates ont concouru lors du 2 ème sommet national sur le genre et le développement du 6 au 8 mai à l’hôtel Invest à Kinshasa. Les participants issus de secteurs de médias, des structures étatiques et associatives sont venus de toute la RDC sauf de la province orientale et du Maniema pour ce grand concours national ,organisé par l’UCOFEM et son partenaire sud africain GENDERLINKS.

Au finish, 22 candidats ont été primés dans 9 catégories. Une seule catégorie, à savoir gouvernement, n’a pas eu des lauréats. Et pour cause, une seule candidature a été enregistrée. Chaque catégorie a connu 2 gagnants et exceptionnellement dans la catégorie « leadership », il ya eu 3 gagnants dont 2 ex æquo et dans la catégorie « centre d’excellences de médias » avec un prix de meilleure performance. Les autres catégories primées sont : les droits de femmes, les changements climatiques, les violences basées sur le genre, les contenus radio, télévisé, presse écrite et photojournalisme.

elodie musafiri et jeanne kavuo avec leur prix

Le journaliste Jonas MUNDINDAMBI de la RTNC, lauréat pour le contenu télévisé se réjouit de sa victoire pour sa 2 ème participation au sommet national « je suis très content par ce qu’on a travaillé efficacement. L’année passée lors de la première édition du sommet, nous n’avons pas gagné. Nous avons travaillé sur les concertations nationales. Vous même vous avez vu comment les gens voulaient se battre pour le quota. Nous avons travaillé sur ce sujet. Nous avons fait des plaidoyers pour les femmes. Elles ont parlé. J’ai présenté les résultats de ces concertations nationales »

Satisfaction aussi pour Esperance MAWANZO, fondatrice de l’observatoire de la parité, lauréate dans la catégorie leadership. « C’est une sorte de fierté que j’ai ressentie.je ne dis pas que je n’imaginais pas perdre .En venant ici et en voyant aussi beaucoup de candidates.je n’ai pas eu peur par ce que c’était le fruit de mon travail »

Les gagnants du sommet national de la RDC vont se défendre au cours du sommet régional de la SADC sur le genre et le développement. Rendez vous donc pris pour fin mai à Johannesburg en Afrique du sud.

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Le 13 mai 2014
A 10 h 47 min
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LUTULA Bilonda;Fonctionnaire de l’état et Maitre en judo

 

Elle a un double casquette, LUTULA BILONDA Louisette. Ses intimes de sports et de judo l’ont surnommé ¨GUEVARA¨. Notre femme est fonctionnaire au ministère des affaires étrangères où elle travaille à la transmission comme agent technique car ayant fait les études supérieures à l’institut technique des sciences appliquées, ISTA, option radio-opérateur. Louisette BILONDA pratique aussi le judo depuis 1979. Comment en est-il arrivé là ? « j’ai commencé à pratiquer le sport à l’âge de quinze ans. A cette époque j’étais encore élève. En classe j’amenais dans mon sac et mes cahiers et mon kimono. Après les cours j’allais directement à l’entrainement. Mon attitude ne surprenait pas vraiment mes amis parce que j’étais comme un garçon de par ma morphologie. Quand je me suis décidée à commencer le judo ma mère était déjà morte, mon père lui n’avait rien dit. Mon ambition pour le sport, je peux dire que c’est dans le sang car nous sommes une famille des sportifs. Mon père fut boxeur et puis président de la fédération zaïroise de boxe. Mon oncle qui est en Europe fut un catcheur, un autre oncle qui est ici a fait le judo c’est d’ailleurs lui qui m’avait amené chez maitre MASIXTE, paix à son âme, mon maitre qui m’a encadré ».

La cinquantaine révolue, maitre Louisette ne regrette pas d’avoir pratiqué le judo parce que même le regard de son entourage ne l’avait jamais ébranlé « j’aime beaucoup le sport que je pratique. D’ailleurs lorsque j’étais petite, il suffisait qu’un ami me dise : tu es bourreau, pour que je me batte avec. le judo m’a ouvert l’esprit et permis de côtoyer beaucoup de monde. C’est un bon sport car ça permet à celui qui le pratique de se défendre en cas d’attaque par exemple.  Cela ne m’empêche pas aussi de faire mon travail ni de m’occuper de mes enfants. » 

Maitre judoka 4ème Dan, Louisette LUTULA est actuellement trésorière à la fédération nationale de judo. De son parcours, elle garde cependant un mauvais souvenir, celui de ne pas participer aux compétitions internationales : « quand nous avons commencé à pratiquer le judo, les filles ne sortaient pas. Les dirigeants de la fédération à l’époque ne voulaient pas que les filles participent aux compétitions internationales  et c’est pourquoi telle que vous me voyez ici je tends vers la retraite mais je n’ai eu aucune médaille. En bref, le sport ne nourrit pas son homme, si vous voulez pratiquer le sport faites-le seulement à cause de votre santé ou encore pour vous distraire mais ne croyez pas que vous aurez de l’argent. J’encouragerai les jeunes filles à pratiquer le judo, mais d’étudier d’abord pour avoir un emploi sinon elles vont mourir pauvre comme nous leurs ainées. »

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Le 6 mai 2014
A 11 h 00 min
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Il n ‘est pas bon d’etre refugié quand on est une femme selon Madame NZIAVAKE

Le nombre des refugiés dans le monde a doublé en une décennie à en croire le haut commissaire des nations unies pour les refugiés. Il en est de même des personnes déplacées à la suite des guerres ou des conflits internes. Antonio GUTTERRES l’a dit dans son rapport annuel devant la 3 ème commission de l’assemblée générale de l’ONU. Par contre, la situation des refugiés à travers le monde n’est guère reluisante. La plupart d’entr’eux voudraient à ce jour regagner leurs milieux d’origine. femmes refugiees

 La vie dans les camps des déplacés ou de refugiés, « c’est l’enfer pour les femmes »selon madame Eudoxie NZIAVAKE de la société civile du nord Kivu. Pour elle, les personnes qui sont dans les camps des déplacés de MUGUNGA III et de Lac vert vivent dans des conditions déplorables. Pire encore les femmes ! Faisant allusion aux visites de son organisation dans ces camps dans le cadre de leurs activités, madame NZIAVAKE, membre de la société civile du Nord-Kivu et point focal de la marche mondiale des femmes à Goma a affirmé, au cours de son intervention dans l’émission questions de genre de mardi 29 Avril 2014 sur la RTNC, « que toutes ces personnes souffrent énormément parce qu’elles sont sous les bâches. Ainsi lorsqu’il fait chaud, sous ces bâches il fait encore très chaud et lorsqu’il fait froid là il fait encore très froid.»

Parmi les multiples difficultés que connaissent ces femmes, notre invitée a épinglé le manque d’eau potable. «  Dans les camps de déplacés, pour avoir de l’eau, les femmes recourent aux eaux de bornes fontaines installées dans certains camps a-t-elle dit. Et cela lorsqu’il y a de l’eau dans ces bornes.  Par contre les femmes déplacées qui sont dans le camp de lac vert vont jusqu’au lac Kivu pour puiser de l’eau ; là encore non seulement c’est très loin mais aussi c’est une eau impropre à la consommation. Mais elles sont obligées de consommer cette eau. Elle a ajouté que ces femmes courent le risque de se faire violée en allant chercher de l’eau vers le lac ou encore lorsqu’elles vont chercher du bois dans la foret. »

Autres problèmes, l’approvisionnement en nourriture et en produits de première nécessité. «  Etant donné que la distribution ne se fait pas tous les jours, l’alimentation n’est pas assurée pour les déplacés. Un kilo de haricot pour un ménage et cela pour un mois. Les soins médicaux et la scolarisation des enfants demeurent également  une difficulté majeure pour ces personnes déplacées » selon notre invitée qui souligne que son association organise, dans le cadre de ses activités, des distributions des vivres et non-vivres aux déplacés de MUNGUNGA III, surtout aux personnes de troisième âge parce que ce sont des vulnérables qui n’ont pas de force pour se disputer la ration que distribue le PAM et sur place, elle a constaté que ces personnes ne bénéficient pas d’une prise en charge médicale adéquate car il y a des moments où il n y a plus des médicaments ; des séances de formation sont organisées pour les enfants en âge de scolarité. Une façon de les occuper ou les recycler pour leur rattrapage.

Pour terminer, madame Eudoxie NZIAVAKE a indiqué que son association mène des plaidoyers tant au niveau local que national pour que soient mis fin aux conflits qui occasionnent ces déplacements massifs de la population et aussi pour que   ces personnes soient rapatriées dans leurs milieux d’origine afin qu’elles réintègrent et reprennent leurs activités quotidiennes. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le 29 avril 2014
A 11 h 21 min
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petronnie KANKOLONGO,Fière d’etre balayeuse publique à Kinshasa

DSC00008Restée veuve   avec 5 enfants, Petronnie KANKOLONGO, a compris qu’elle était  désormais le seul soutien  de sa famille. Cette femme d’une quarantaine d’années s’est préparée à accepter tout travail pour subvenir aux besoins de ces enfants. A près plusieurs recherches, elle intègre une unité d’assainissement de la ville de Kinshasa. «  C’est à cause de la souffrance que j’ai accepté de faire ce travail : devenir balayeuse publique. Je manquais les moyens pour faire étudier mes enfants, payer une maison ».

Petronnie KANKOLONGO est depuis près d’une année balayeuse publique .Mais, il lui est toujours difficile de répondre aux besoins de sa famille. Elle plaide donc pour un bon salaire pour ceux qui œuvrent dans la propriété de la ville de Kinshasa. «Ce travail est bien même si c’est éprouvant physiquement.je le fais. Je demande à nos responsables de revoir les salaires».

Balayeuse publique, Petronnie KANKOLONGO,  est fière de participer à la propriété de la ville de Kinshasa. « Il ya des gens qui m’encouragent. Tout comme il y a d’autres qui se moquent de mon travail ».

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Le
A 10 h 48 min
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les égalités du genre dans les médias au centre d’un atelier de l’UNESCO à Kinshasa

Le genre a été au centre de l’atelier d’un atelier de l’UNESCO, organisé à Kinshasa le lundi 1 avril 2014.cet atelier sur les égalités du genre dans les médias avait pour objectif de sensibiliser les professionnels des médias.

Le genre a été au centre de l’atelier d’un atelier de l’UNESCO, organisé à Kinshasa le lundi 1 avril 2014.cet atelier sur les égalités des genres dans les médias avait pour objectif de sensibiliser les professionnels des médias sur le traitement du concept genre dans les différents papiers d’information.

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Au moment où cette question de genre est abordée dans cet atelier. Une autre question se pose : qu’est ce qui justifie les inégalités dans les médias entre les hommes et les femmes ? Quelques journalistes ont tenté d‘y répondre. Pour ce journaliste homme, « il faut, d’abord, sensibiliser les femmes pour qu’elles puissent se considérer comme étant égales aux hommes. De même qu’elles ont un même niveau d ‘étude, même diplômes. Elles doivent oser et affronter les difficultés et les thématiques qui sont traités par les hommes. »

Pour cette autre femme de médias : « pour mettre fin à cette inégalité, la seule chose, il faut qu’il y ait des échanges, des journées d’information au sujet de la présence féminine. Il faut qu’il y ait aussi le recrutement des femmes journalistes dans les différents organes de presse par les responsables des maisons de presse ».

Les journalistes qui ont pris part à cet atelier de l’UNESCO sont venus des organes de presse audiovisuelle tant de la presse écrite. Pourquoi avoir choisi de faire l’audiovisuelle, une journaliste répond : « c’est depuis mon enfance que j’ai préféré faire l’audiovisuelle pour informer, former et sensibiliser la population sur différents faits ». Et pour son confrère : « j’étais attiré par la chose culturelle et intellectuelle. J’aimais informer les autres sur les différents faits se déroulant à travers le pays ».

Les journalistes de la presse écrite aussi expliquent la raison de leur choix. Ecoutons, d’abord, cette femme de médias suivie d’un confrère : « la presse écrite, c’est d’abord la presse –mère. Dans la presse écrite, vous avez la possibilité de faire des analyses et de beaucoup lire ». « Ce sont des journalistes et certains professeur de l’IFASIC qui m’ont donné l’envie de faire la presse écrite. La presse écrite pousse le journaliste à beaucoup de réfléchir ; avoir un back ground vraiment élargi ».

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Le 8 avril 2014
A 12 h 07 min
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Thèrese kATUNDU change la donne dans la repartition des taches aux champs

Elle a mis de coté son diplôme de sociologie pour s’adonner à l’agriculture, Thérèse KATUNDU est l’une de ces femmes qui a su défier les stéréotypes. Aujourd’hui, elle se dit défenseure des droits humains parce qu’ayant vécu, avec ses sœurs, la discrimination au sein du toit parental, étant elle-même le fruit d’un couple qui n’avait eu que des filles : « nous sommes cinq filles dans notre famille. Notre père, lorsqu’il avait vu que notre maman n’avait que des filles, il l’avait abandonné pour une autre femme, nous avons grandi à coté de notre maman qui nous a nourri et fait étudier à partir des produits des champs. Ainsi, nous nous sommes dit qu’il faut que nous travaillions dur pour prouver à notre père que ce n’était pas inutile de nous avoir comme enfant. Aujourd’hui, je vous assure nous toutes cinq avons fini les études supérieures malheureusement notre papa est déjà mort mais quand même nous faisons la fierté de notre maman ».

Madame Thérèse KATUNDU est licenciée en sociologie à l’université de Lubumbashi au Katanga. La quarantaine révolue, notre femme, originaire du Nord-Kivu est agricultrice de profession. Actuellement elle coordonne la SOFEJEP, la solidarité d’organisations des femmes et des jeunes producteurs agricoles. « J’ai commencé à faire les champs quand j’étais à l’Université de Lubumbashi. A coté des homes, je cultivais les légumes (chou, épinards, tomates….) que les femmes du marché venaient acheter pour revendre. Cet argent m’aidait beaucoup à subvenir à mes besoins étant loin de ma famille. Lorsque j’ai finis mes études et suis rentrée dans ma ville natale, j’ai jugé bon de me tourner vers la terre. Dans notre travail nous nous sommes organisés en association et nous nous sommes dits finis l’époque où la femme doit tout faire au champ et l’homme attend seulement le fruit de la moisson à la maison. Ainsi, nous sensibilisons les hommes et les femmes que l’homme aussi peut défricher, semer tout comme récolter ou vendre les produits du champ ».                 

Mariée et mère de trois filles, Thérèse KATUNDU habite la ville de Butembo et possède de grandes étendues de champs de haricot, de paddy et de manioc à Béni, Lubero et Kasindi toujours au Nord-Kivu. Cependant, elle arrive à bien gérer son temps entre son ménage et son travail : « A la maison, nous avons établi un horaire de telle sorte que si moi je peux aller superviser les travaux aux champs aujourd’hui, demain je m’occupe des travaux ménagers et mon mari fait la supervision et vice-versa. De cette façon, on n’a pas des problèmes surtout que mes enfants ont déjà grandis ». 

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Le
A 10 h 49 min
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KOYALUKA Espérance : modèle de femme courage malgré l’âge

 

KOYALUKA Espérance est mieux connue sous le pseudonyme de ¨ Mama mapassa¨ parce que mère des jumeaux. Nous l’avions surprise dans une carrière de pierres, assise à même le sol, marteau à la main, l’air fatigué. Elle nous a raconté comment elle en est arrivée là : ¨ j’ai débuté cette activité depuis 1982 j’habitais encore le camp militaire TSHATSHI j’étais épouse militaire. Nous menions une vie modeste parce que les militaires n’ont pas grand ‘chose comme solde. On n’avait pas moyen de nouer les deux bouts du mois. Dans les camps militaires, il n’était pas autoriser de faire le commerce. Je suis venue voir un membre de famille ici à Kinsuka pour lui demander conseil et elle m’avait cédé un espace pour effectuer un petit commerce. J’avais commencé à vendre les pains mais ça n’a pas tenu chaque fois je recommençais à zéro. J’avais ainsi découvert cette activité, j’avais alors commencé à ramasser les moellons (à cette époque on ne les vendait pas) et à les  casser et j’avais comme ça un peu d’argent.¨  

Veuve militaire, avec en charge quatre enfants et de petits enfants, Maman KOYALUKA, la     soixantaine révolue n’a d’autre préoccupation que la casse des pierres, unique activité lucrative pour la survie de sa famille  ¨ Après la mort de mon mari, j’ai été obligée de quitter la maison que nous occupions au camp militaire. Avec les enfants je me suis installée au quartier Kinsuka pêcheur où je continue avec l’activité. Présentement, on achète les moellons chez les casseurs, les casse j’obtiens les caillasses que je revends pour avoir de quoi nourrir les enfants. La vie est très dure pour nous surtout lorsque nous n’avons pas des clients.¨

Originaire de la province du Bandundu, de l’ethnie Mbala, notre femme apparemment fatiguée est chef de famille seule. Un modèle de femme courage, même sous le poids de l’âge  ¨ Après trente deux ans de dur labeur, je peux affirmer que nous évoluons toujours en singleton. Nous ne pouvons même pas nous organiser parce que nous nous déplaçons trop surtout lorsqu’il y a innondation.les associations marchent aussi avec l’argent par contre nous n’avons que de quoi mettre sous la dent. D’ailleurs nos enfants étudient grâce aux multiples sacrifices.¨

 

 

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Le 1 avril 2014
A 10 h 49 min
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La lutte contre les violences sexuelles au centre de la conférence des femmes Nobel à Bunia

Mettre fin aux violences envers les femmes, c’est le crédo de la SOFEPADI solidarité féminine pour la paix et le développement intégral. Voilà pourquoi la ville de Bunia en province orientale a accueilli, au mois de février 2014 les femmes de divers horizons dans le cadre de la campagne de lutte contre les violences faites aux femmes en milieu de conflits. femmes nobel

L’activité a été organisée par cette association de la société civile ayant son siège à Bunia.les différentes délégations ont, après les travaux visité quelques territoires du nord Kivu en proie aux actes de violences de tous genre à l’égard des femmes. Mais quelle est l’implication de la femme elle-même pour mettre fin aux violences sexuelles. Deux participantes ont réagi. D’abord Ledyanne MUSIKE membre du FFC, fonds pour les femmes congolaises : ¨ la femme de Béni a activement participé dans la lutte contre les violences sexuelles. Nous avons activement lutté avec l’appui de plusieurs partenaires dans l’organisation des chambres foraines pour accompagner juridiquement les prévenus et les victimes à la justice mais aussi dans le cadre des soins médicaux spécifiques de ces femmes victimes de violences sexuelles et leur accompagnement psycho-social. Nous organisons ces femmes victimes de violences sexuelles et les autres formes de violences faites aux femmes au sein des centres d’apprentissage de métier. Elles apprennent la coupe et couture et la fabrication de savon et autre chose. Mais aussi, il y a des noyaux des victimes que nous avons formées pour qu’elles puissent participer à toutes les procédures judiciaires de leurs dossiers au niveau de la justice.

BUYAMBA Léokadie est venue de Kolwezi au Katanga. Elle parle de son expérience : » c’est à partir de 2000 que nous femmes nous nous sommes mobilisées et nous avons commencé à travaillé en groupe.ces groupes sont devenus des associations. A partir de ce moment, le premier travail a été d’identifier les victimes, on allait même les chercher dans les lieux où les faits se sont déroulés, les accompagner psycho socialement, les référer dans les autres services tels que médical et juridique. Nous avons été appuyés par OMS, UNFPA qui sont venus nous donner des formations pour aider la victime dans l’accompagnement psycho-social. Dans le domaine juridique nous avons obtenus quelques jugements, mais malheureusement les bourreaux sont dans une situation de précarité tellement que les victimes n’ont pas été dédommagées. Au début, l’autorité ne voulait pas nous sentir nous les femmes qui luttons contre les violences mais aujourd’hui nous sommes bien reçues et bien écoutées.¨

Monsieur MULEMBERE KAVULO est coordonnateur d’une association basée à Witcha à près de trente kilomètres de la ville de Béni, ¨ sauri la witcha¨. Il est militant des droits de femmes, il parle de son implication dans la lutte contre les violences sexuelles : ¨nous soutenons les femmes, nous les accompagnons dans leur combat de chaque jour. Il n’y a pas longtemps nous étions en atelier sur l’enregistrement des mariages et des naissances à l’état-civil. Nous avons constaté qu’après cette formation, les femmes commencent à aller déclarer leur union et enregistrer les naissances à l’état-civil parce qu’avant c’était trop difficile. Présentement, nous sommes en travaux sur la sensibilisation à l’accompagnement du processus électoral. Avant, les femmes ne voulaient pas voter pour les femmes, mais aujourd’hui elles ont compris et nous espérons qu’aux prochaines échéances on pourra avoir 70% de femmes votées¨.

La SOFEPADI mène beaucoup d’action d’accompagnement des survivants de violences sexuelles dans l’Est de la RDC. Confirmation de sa coordinatrice Julienne LUSENGE : ¨ c’est depuis 2010 que nous avons commencé à donner des subventions. Nous avons déjà donné à 75 organisations, ce sont de petites organisations qui travaillent à la base sur plusieurs thématiques notamment la participation politique, les violences faites aux femmes, l’autonomisation des femmes, l’éducation et l’alphabétisation des femmes. Donc nous avons constaté qu’il y en a qui travaille, elles font du bon travail sur terrain. Pour ce qui est de Bunia par exemple la SOFEPADI gère le centre qui était pour MSF depuis 2010, nous arrivons à soigner plus de 600 personnes victimes de violences sexuelles par an. Pour 2013, nous avons soigné dans les 593 à 597 victimes dont 11 hommes victimes de violences sexuelles. Nous avons accompagné plusieurs dossiers en justice dans le cadre d’autres formes des violences, des femmes auxquelles on voulait arracher l’héritage, des femmes qu’on voulait exproprier de leurs terres. Nous les avons accompagnées et elles ont eu gain de cause.¨

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Le 25 mars 2014
A 12 h 44 min
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Rombeaut OTABA, journaliste à l’Observateur : la nouvelle vision gouvernementale de la célébration de la journée internationale de la femme doit se perpétuer.

Applaudie ou décriée, la décision gouvernementale de la célébration  de la journée internationale de la femme  a été reconduite cette année : pas de défilé, pas de pagne dit officiel .Rien que de la réflexion sur la condition de la femme.

 Rombeaut OTABA, journaliste à l’Observateur paraissant à Kinshasa, est de ces personnes qui soutiennent haut et fort cette  nouvelle vision du gouvernement pour la journée internationale de la femme. otaba

Invité de Questions de genre de mardi 25 mars 2014 sur la RTNC –la voix du peuple, il plaide pour le maintien définitif de cette décision. «  L’option prise par le gouvernement mérite désormais d’être encrée dans la mentalité de la femme (…). Cette décision que le gouvernement a prise ne doit plus faire l’objet d’une quelconque négociation.  On ne peut plus revenir la dessus. Et si aujourd’hui, par malheur, un gouvernement revenait avec cette pratique de pagne, aux femmes de dire non. »

 On se rappellera que c’était  à quelques  jours de la commémoration de la journée internationale de la femme  de 2013 que Geneviève INAGOSI Bulo Kasongo,  ministre du genre, famille et enfant, au nom du gouvernement MATATA annonçait la nouvelle façon pour la communauté nationale de célébrer la journée internationale de la femme.

Cette nouvelle était tombée comme un couperet pour différentes structures impliquées dans la commercialisation du pagne officiel du 8 mars. Ce pagne qui se substituait à la journée au point de lui volait le contenu  était ,on ne peut pas se voiler la face, une affaire de gros sous affirme  le journaliste Rombeaut OTABA, ce témoin de la société congolaise. « Il fallait voir ce que cela coûtait à la trésorerie de l’état congolais ; des entreprises tant privées que publiques. Par ce que le port du pagne était une obligation. Evidement ce n’est pas un secret pour personne dans cette histoire de pagne ;il y avait des commissions. Il appartient au gouvernement  de voir si il faut encore de pagnes pour d’autres circonstances ou journée internationale ».  

 Selon certaines personnes, ce virage appelait à un travail de communication et de sensibilisation de femmes, les premières concernées .Certaines femmes croient même que cette journée mondiale est supprimée en RDC. Pour notre confrère,  « la transition n’a jamais été chose facile. Mais il appartient aux femmes intellectuelles de faire comprendre aux autres la nouvelle vision. Elles doivent arriver à faire remonter les autres et non pas se laisser ravaler vers le bas ».

 La question sur la condition de la femme est une question de droits de l’Homme et non pas une question de femmes comme malheureusement le pense même les femmes elles mêmes.  Dans la nouvelle vision du gouvernement sur la célébration de la journée internationale de la femme, Rombeaut OTABA  appelle à l’implication des hommes  dans les réflexions. « J’appui l’intégration des hommes  dans le combat de la femme. On parle du genre. Ce n’est pas seulement le féminin. C’est aussi le masculin. Il y a une grande entorse da la perception de ce terme en RDC. Lorsqu’ on organise des réflexions. Est que l’homme est effectivement associé ?». En même temps, il appelle aussi le gouvernement à travers le ministère du genre, famille et enfant de prendre des stratégies pour atteindre davantage  les femmes rurales.

Rombeaut OTABA reconnaît, toutefois, que c’est à la femme de réclamer ses droits. Le journaliste à l’Observateur souhaite voir le gouvernement continuer à militer  pour la dignité de la congolaise au delà de sa décision de la célébration  de la journée internationale de la femme. «On continue à utiliser la femme comme objet .Je pense que le gouvernement  doit aller même au-delà de ce que il a pris comme décision. Des scènes obscènes à la télévision et avec des musiciens. Ce   sont les femmes qui doivent se soulever  pour dire non à cette pratique honteuse. »

 

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Le
A 10 h 42 min
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