La population doit comprendre que l’ITIE vient amener une perspective de la transparence en RDC selon madame Léonie KIANGU de l’ITIE-RDC
La République Démocratique du Congo a été déclarée conforme à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). Cette conformité de la RDC a été expliquée par Madame Léonie KIANGU, Chargée de renforcement des capacités au secrétariat technique de l’ITIE –RDC au cours de l’émission Questions de genre de mardi 12 août sur la RTNC- la Voix du peuple.
Madame Léonie KIANGU a détaillée largement, d’abord, le processus à suivre par un pays pour être déclaré conforme à la norme internationale de l’ITIE. «Le fait d’adhérer vous devenez un pays candidat et vous commencez la mise en œuvre des principes de l’ITIE. Il ya tout un processus à l’issu du quel, on vient vous valider. C à regarder si vous avez respecté l’ITIE dans ses principes. Et si vous avez satisfait. C’est en ce moment là que vous devenez conforme. »
Parlant de la conformité de la RDC, l’invitée a indiqué que ce pays a été, d’abord, suspendu avant d’être jugé conforme à la norme de l’ITIE. « Il ya 21 exigences de l’ITIE. La RDC avait eu 14 sur 20. Mais dans les principes de l’ITIE, même si vous avez 19 sur 20, vous avez échoué. Pour la RDC, il ya eu 6 exigences pour lesquelles le pays n’avait pas répondu convenablement. C’est comme ca qu’à la 2ème validation, on a suspendu temporairement notre pays. En le suspendant, il y a eu des mesures correctrices. En RDC, il n y ‘a pas une loi qui oblige et les régies financières et les entreprises à se faire auditer. Mais selon la norme ITIE, on vous dit que les données que vous devez déclarer doivent venir de sources auditrices. C’est à ce niveau que nous avions eu un problème. Fort heureusement, nous avons fait recourt à l’IGF. L’IGF a certifié les comptes de régies financières. C’est comme ca que la RDC a corrigé pour devenir pays conforme à l’ITIE ».
Certes, les retombées de cette conformité ne se sentent pas sur la population, reconnait la Chargée de renforcement des capacités au secrétariat technique de l’ITIE –RDC mais « la population doit comprendre que cette conformité donne une certaine notoriété de la RDC sur l’échiquier mondial. Mais cela aussi commence à donner les principes de la transparence et de la bonne gouvernance ».
L’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), selon Léonie KIANGU, est née à la suite des organisations de la société civile qui en 2002 dans un rapport ont démontré que « les guerres à traves le monde, surtout en Afrique étaient des guerres économiques » et du constat que « les pays riches en sous- sol sont les plus endettés et ont une population pauvre.» Ces organisations notamment Global Witness, Open Society et le Secours catholiques se sont mis ensemble pour mettre sur pied la coalition « publiez ce que vous payer » et ont déposé un mémorandum au sommet sur le développement durable en Afrique du sud. En 2003, le premier ministre britannique Tony BLAIR va organiser un forum qui va réunir pour la première fois des chefs d’Etat, des organisations de la société civile. De cette réunion, sortiront les 12 principes de l’ITIE. C’est en 2006, avec l’implantation du Secrétariat technique de l’ITIE à OSLO que les pays vont commencer à adhérer sur base de volontariat »
S’agissant de l’ITIE en RDC, la Chargée de renforcement des capacités au secrétariat technique de l’ITIE –RDC a précisé que la RDC a adhéré en 2007.Il a été mis sur pied « le comité national qui joue le rôle du conseil d’administration ; composé des groupes multipartites : les membres du gouvernement, les organisations de la société civile et les entreprises qui édite la politique générale de la mise en œuvre de l’ITIE. Nous avons un coordonnateur national, Jérémie Ndumba, qui est aussi le chef du secrétariat technique, l’organe technique ».
La récolte des données n’est pas facile mais les choses semblent se faciliter aujourd’hui a soutenu madame Kiungu. « De plus en plus, des entreprises ont compris l’importance de l’ITIE. Pour récolter les données, nous engageons un cabinet international indépendant donc un conciliateur ».
Les données récoltées sont disséminées à travers les organisations de la société civile pour que la population soit informée a indiqué Léonie KIUNGU du secrétariat technique d e l’ITIE –RDC.






