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pour faire avancer les questions de genre et pour lutter contre les discriminations faites aux femmes.Awa NDIAYE SECK de l’ONU-FEMME parle de la campagne « He For She »

ONU-FEMME  a lancé depuis avril 2016 la campagne dénommée « He For She » en République Démocratique du Congo.

La Représentante de cette agence de système des Nations-Unies, Madame Awa NDIAYE SECK nous a éclairés sur cette campagne  comme invitée de Questions de genre. Son interview vous ai proposée en intégralité.

REPRESENTANTE ONU FEMME RDC

L’ONU- FEMME  a lancé  la campagne « He For She » (lui pour elle), pourriez-vous madame la Représentante nous parler de cette campagne notamment son objectif et ses cibles ?

Cette campagne a été conçue en septembre 2014 et lancée pour la première fois à New-York  au niveau global en février 2015. L’idée, c’était que nous enregistrons des progrès pour faire avancer les questions de genre et pour lutter contre les discriminations faites aux femmes. Mais, le rythme avec lequel on avance n’est pas assez rapide de sorte que pour beaucoup de questions, il faudrait encore 100 ans ou peut-être plus pour arriver au quota qu’on voudrait réserver aux femmes. Et pour arriver à résoudre la question qu’on veut régler.

Et on a également réalisé que parlant de genre, très souvent on pense aux femmes. On pense que ces questions doivent être traitées par les femmes.

« He For She » s’est voulu une approche novatrice qui permet aux hommes de s’engager, de s’impliquer et de lutter contre toutes les formes de discriminations à l’encontre de femmes. Et en s’engageant, ils permettront d’accélérer le processus.

  Et c’est pour cela que l’objectif du départ était de mobiliser les hommes partout dans le monde. Et cette mobilisation se ferait pays par pays. Voilà donc le sens de cette campagne qui a été lancée en République Démocratique du Congo pour permettre aux hommes de pouvoir rejoindre ce mouvement et permettre à la République Démocratique du Congo de s’aligner sur tous les autres pays du monde dans le cadre de ces efforts-là.

 

La campagne He For She  est l’initiative de qui. De l’ONU ou de l’ONU-FEMME ?

Cette campagne a été conçue par l’ONU-FEMME. C’est l’actrice Emma WATSON entant qu’ambassadrice de bonne volonté qui en est la figure vraiment représentative.

La première personne qui s’est engagée  était le Secrétaire général Ban KI MOON. Et après lui, beaucoup d’homme se sont engagés. Des gouvernements du monde  se sont engagés : en Europe, en Asie, en Afrique, en Amérique. Un peu partout dans le monde.

C’est une campagne lancée par ONU-FEMME et soutenue maintenant non seulement par les Nations-Unies mais par toute la communauté internationale et nationale à travers le monde.

 

Cette campagne a –t- elle une durée dans le temps ?

Au départ, l’idée du lancement visait un chiffre .On voulait qu’un milliard d’hommes s’enrôlent dans cette campagne. Ce milliard a été atteint. Entre temps cette campagne a été ouverte à des femmes et chaque pays maintenant se fixe un objectif continu dans ce mouvement.

Donc on peut dire qu’il y avait un objectif chiffré mais à l’heure où nous parlons cette campagne se poursuit à travers le monde dans différents pays.

Si vous allez sur le site internet de He For She, je peux même vous dire que presque chaque minute vous voyez le chiffre qui change par ce que à travers  le monde les gens rejoignent la campagne. C’est une campagne qui se poursuit et va s’installer dans la durée.

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Quelles sont les chiffres au niveau de la République Démocratique du Congo par rapport à  l’adhésion à cette campagne ?

Quand  le mouvement a été lancé en République Démocratique du Congo, il y avait 61 hommes qui avaient rejoint la campagne. Aujourd’hui, à l’heure où je vous parle il y a plus de 18 milles. Les femmes se sont jointes mais avec une écrasante majorité d’hommes. Et la RDC est passée d’une place en dessous de 46ème place en Afrique à la 2ème en Afrique. (NDLR*)

 Nous sommes très fier en tant que personne travaillant en RDC ou en tant que membre de la communauté nationale ou internationale en RDC de voir ce progrès réalisé par les congolais, les congolaises, personnes vivant en RDC.

Et nous pensons que le rythme est déjà là. Et je suis optimiste pour dire que la RDC  va se trouver à la première place dans les prochaines semaines ou dans les prochains mois. C’est notre objectif à nous tous qui sommes engagés dans ça.

18 mille hommes ont adhéré au mouvement en RDC. Ces adhérents sont-ils desquels catégories : des politiciens, des activistes de la société civile, etc.

C’est possible de le savoir quand on accède au site web de la campagne ?

C’est peut être ça la beauté de cette campagne. En  entrant dans le site, vous verrez quelques photos de certains leaders. Mais vous ne pouvez pas en entrant savoir qui a rejoint le mouvement. C’est vraiment pour protéger les personnes qui s’engagent dans ce processus.

Il suffit d’aller sur www.heforshe.org et de donner 3 types d’information ; à savoir : votre nom, votre pays évidemment la RDC et votre adresse email. Dès que vous cliquez pour dire que je rejoins la campagne un numéro-vous est donné.

Vous êtes la seule personne à connaitre ce numéro. Mais dès que vous le recevez, une voix de plus est rajoutée à la RDC.

 De manière générale, en tenant compte d’interaction que nous avons eue. Nous pouvons dire il y a des leaders politiques, académiques, des étudiants, des communautés locales, traditionnelles, des leaders religieux. Nous avons des ambassadeurs, des honorables parlementaires,…

Nous avons vraiment différents catégories de personnes qui ont rejoint le mouvement.

Et je voudrais leur dire merci et je les encourage à motiver  d’autres à rejoindre la campagne et le processus.

On a vu l’ONU- FEMMES à travers l’Union Congolaise des Femmes de Médias (UCOFEM) impliquer les médias dans cette campagne.  A part les médias, qui d’autres ONU-FEMMES  a déjà impliqué ou compte-t-elle- s’appuyer pour la sensibilisation ?

ONU FEMMES

Nous avons des contacts avec des autorités nationales, les membres du gouvernement.  Nous avons pris contact avec certains  leaders au niveau  de différentes institutions nationales. C’est le premier point.

 Le 2ème point, c’est le milieu académique. Nous avons pris contact énormément. Nous avons fait beaucoup d’événement au niveau des campus où nous avons vu un engagement et enthousiasme vraiment extraordinaire de la part de la communauté estudiantine et de la communauté académique.

Nous avons pris contact avec les médias. Nous avons également ciblé les Nations-Unies.

 Et je dois présenter tous mes remerciements aux agences de systèmes de Nations-Unies, à la MONUSCO et enfin à la communauté diplomatique ainsi que les organisations de la société civile.

Tout le monde est vraiment ciblé. En faisant quand travaillant tous ensemble comme cela nous aidons atteindre l’objectif que nous nous sommes assigné en République Démocratique du Congo. Et c’est une chose qui est réalisable tous ensemble.

 

NDLR : *au moment où vous lisez cet article, certainement le chiffre et  la position ont changé.

Dans : Non classé
Par questionsdegenre
Le 26 mai 2017
A 14 h 11 min
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