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Vente de journaux, le métier s’ouvre aux femmes.
Jusque là réservée aux hommes en République Démocratique du Congo, la vente de journaux se fait aujourd’hui par les femmes.
C’est le bureau de Kinshasa du journal la Dépêche de Brazza qui a ouvert ce métier aux femmes en 2008, en recrutant parmi les personnes commises à la vente de ses journaux aussi les femmes.
Madame Adrienne LONDOLE, aujourd’hui, Chargée de relations publiques de la Dépêche de Brazza était à l’époque à la coordination de vente. « Nous avions porté un choix autour de jeunes. On a voulu donner un job aux jeunes càd les étudiants. Ce qui fait qu’on a rencontré des garçons et de filles aussi. La majorité l’a emporté : il y a eu plus de filles que les garçons. Ce qui fait que les quelques garçons qu’on avait ont été étouffés. »
La Dépêche de Brazza compte actuellement une trentaine de chargés de vente dont 4 hommes.
Chancelvie EMA, 26 ans et Diplômée d’Etat, est vendeuse de journaux depuis 2012 .Elle nous parle de son métier qui ne manque d’attirer un certain regard. « Normalement, on m’encourage. D’autres s’étonne de voir une femme vendre les journaux alors que ce sont des hommes qui l’ont toujours fait. Ce n’est pas pour nous encourager que les gens achètent nos journaux. C’est par ce qu’ils ont besoin d’information qu’ils achètent.»
Patience MONIMAF est vendeuse de journaux depuis 2008 chez la Dépêche de Brazza. On la surnomme la doyenne. Elle ne se voit pas pour le moment faire un autre métier. « Dès le premier jour de mon métier, j’ai banni toute honte. Comme tu me vois là, Je suis une femme mariée et je suis aujourd’hui enceinte. Malgré ca, je continue à travailler. Pour vous dire que j’aime mon travail et je ne vois pas quelle raison peut me pousser à le quitter ».
Voir une femme entrain de vendre de journaux dans les rues de Kinshasa suscite toujours étonnement et admiration comme l’a dit tour à tour un passant et un vendeur de journaux que nous avons interrogés. « Vendre les journaux comme je le fais n’est pas chose facile. Je suis toujours étonné de voir ces femmes sous le soleil vendre les journaux .En tous cas, elles sont fortes et il faut les féliciter ».
« La première fois que j’ai vu une fille entrain de vendre les journaux, j’ai été impressionné. Voir les femmes vendre des journaux, c’est encourageant. De nos jours, on ne peut plus dire que tel métier est réservé aux hommes et que les femmes ne peuvent pas le faire ou vice-versa. »
A en croire Adrienne LONDOLE, Chargée de relations publiques, son journal la Dépêche de Brazza ne regrette pas son choix de femmes comme vendeuses de journaux.
« Elles sont toujours les meilleurs. Il faut dire que il y a eu un garçon qui se démarquait et qui vendait en tous cas très bien. Sinon, les femmes, il n’ y a rien à dire»
Au delà de l’innovation pour son service de vente de journaux, la Dépêche de Brazza a contribué à l’autonomisation économique de ces femmes et jeunes filles.
je suis parmi les personnes qui soutiennent qu’un métier est assexué.il faut que ceux qui recrutent dans des entreprises se libèrent de l’emprise sexiste comme on ne peut pas engager une femme chauffeur, pilote , mecanicienne, électricienne ou un homme comme hotesse de l’air.si congo airway peut ouvrir cette voie
il est vraiment intéressant ce reportage. j ai vu des hommes servir dans l avion de congo airways, il n ya plus des métiers exclusifs à un seul sexe aujour dhui
je dois vous avouer que la première fois que j’ai vu une vendeuse de journaux à la fonction publique, j’ai été vraiment étonné.mais j’ai été positif pcq dans le monde actuel la femme peut tout faire aussi autant que l’homme et si pas plus
il faut que la jeune fille ait un emploi ou un petit boulot pour qu’elle se tienne entre guillemets tranquille pour subvenir à ces petits besoins. En Europe, les étudiantes font des job.Pourquoi? Pcq entre autre il y a des entreprises comme la Depeche de brazza qui les recrutent. je n’ai jamais vu les femmes vendeuses je vis à Idiofa. je leur dit bravo et courage