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« il ne faut pas attendre que le pire arrive pour penser à parler de la sexualité à la jeune fille » conseille Jacques SAMINE, encadreur de la jeunesse

Parler de la sexualité aux enfants et surtout dans leur adolescence demeure encore un tabou pour de nombreux parents en RDC. L’invité de questions de genre de mardi 19 aout 2014, Jacques SAMINE, encadreur de la jeunesse  à l’église Mangembo de kinshasa, recommande aux parents de donner aux enfants une éducation sexuelle. « Jadis, c’était un tabou pour parler de ce sujet à leurs enfants. Mais, avec l’évolution de la société, il est recommandé aux 2 parents de s’employer à cette tache ».

Ce qui éviterait que les enfants s’informent par d’autres canaux prévient Jacques SAMINE. « Face à l’afflux des informations sur la sexualité, les parents et les éducateurs doivent conjuguer les efforts pour éviter toutes ces informations puisées dans la rue, à la télévision et sur l’internet. »

Notre éducateur pense que le manque d’information adéquate sur la sexualité est responsable de la montée de l’homosexualité masculine et féminine. « Ce  que nous voyons aujourd’hui, ce sont les conséquences du manque d’information. Lorsqu’un enfant rencontre des personnes perverties, il sera facilement attiré. Mais, s’il avait eu la bonne information à partir de la maison, l’enfant ne tomberait pas dans ces pièges. »

L’émission a mis un accent particulier sur l’éducation sexuelle de la jeune fille. Jacques SAMINE comme éducateur à la vie reconnait que leur « rôle est de doter l’enfant de toutes les informations concernant la vie dans toutes ses facettes ».L’église organise des réunions pendant lesquelles on débatte sur la sexualité. « Je profite de ces rencontres pour  montrer les conséquences qui en découlent après l’usage précoce et abusif du sexe ». Mais il reconnait, cependant, que « dans l’environnement congolais, il est un peu difficile à un éducateur homme de parler sexualité à une jeune fille».

Quant aux  provinces et aux coutumes qui encouragent un membre de la famille de parler de questions de sexualité à la jeune fille en lieu et place de parents, Mr SAMINE ne trouve aucun inconvénient quoique il craint un certain dérapage. « s’il y a des filles qui écoutent mieux les tantes ou un autre membre de la famille que ses parents, cela n’est pas un problème. Mais, il y a de fois que la personne choisie introduise autre chose que ce que les parents attendaient d’elle. »

Mais à quel âge doit on parler de la sexualité à la jeune fille ? La réponse de l’invité : « il ne faut pas attendre que le pire arrive pour penser à parler de la sexualité. Généralement , quand la fille veut avoir ses premiers menstrues ou même si elle les a déjà eu. Pour d’autres filles qui croissent vite, vous pouvez le faire même à11 ans ».

On ne peut pas affirmer aujourd’hui que les jeunes filles sont précoces dans la vie sexuelle que les jeunes garçons soutient l’encadreur de la jeunesse  à l’église Mangembo car cela dépend d’un milieu à un autre. « La plupart de filles sont attirées vers la vie sexuelle précoce à cause de la mauvaise compagnie et du manque d’information. » Mais constat fait lors des entretiens, Jacques SAMINE affirme que « sur 10 filles, 6 ont déjà pratiqué la sexualité. L’âge varie entre 11 et 17 ans. Souvent, ce sont les mauvaises compagnies, les films pornographiques ainsi que d’autres personnes qui vivent avec l’enfant  à la maison qui constituent une source d’éducation pour la jeune fille. Les tantes, les oncles qui sont à la maison ont une influence sur la jeune fille qui les imite. » 

Jacques SAMINE va plus loin dans l’ampleur de sexualité précoce s’appuyant sur ces entretiens avec les jeunes. « Avec le chiffre de 40 jeunes filles adolescentes sur 60 ont déjà perdu leur virginité et qui ont déjà avorté. Cela fait froid au dos. La majorité ne dépasse pas 18 ans » .Pour les filles qui sont dans une telle situation, « nous leur parlons et nous les aidons à sortir de cette pratique grâce à la prière ».

Une recommandation a été faite aux parents par cet encadreur de la jeunesse : « les parents doivent désormais s’occuper des visites, des compagnies et de sortie de leurs enfants.»  

Dans : Non classé
Par questionsdegenre
Le 19 août 2014
A 10 h 47 min
Commentaires : 4
 

4 Commentaires

  1.  
    francoise ndombasi
    francoise ndombasi écrit:

    ce n est pas facile pour les parents de parler sexualité avec leurs enfants. certainement qu’ils pensent qu’en parlant ils pousseront les enfants à passer à l’acte.or ce manque pousse parfois les enfants à decouvrir par eux meme

  2.  
    Edmond M.
    Edmond M. écrit:

    Dans certaines tribus en RDC, les jeunes filles ont une éducation sexuelle comme chez les lunda ou en province orientale. ce n’est pas la mère qui la donne . il y a des femmes qui ne se consacrent qu’à parler de la sexualité et de fois avec des exemples pratiques

  3.  
    Bertin bamta
    Bertin bamta écrit:

    Je crois que c est la honte qui pousse les parents à ne pas en parler pcq dans nos coutumes la sexualité ne peut pas etre étalée au grand public. on dit eza maka,bu ya saleté.

    j’ai suivi le reportage sur la discrimination dans le transport à Kinshasa.c ‘est vrai que les femmes sont discriminés et de leur coté les hommes aussi .on le vit chaque jour mais un reportage dans ce sens là ce n’est pas chaque jour

  4.  
    Esther bomonge
    Esther bomonge écrit:

    moi ,ma mère m’a parlé de questions de la sexualité la veille de mon mariage religeux à 24 ans. je crois qu’elle a fait par devoir de tradition et non pas comme éducatrice

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