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la moto, indigne pour la femme mais moyen de transport aujourd’hui incontournable à Kinshasa

la moto a fait depuis quelques temps, déjà, son entrée parmi les moyens de transports utilisés dans la capitale, Kinshasa. Les grandes et petites rues sont aujourd’hui envahies par les taxi-moto surnommées « wewa ».

taxi moto 

Ce moyen de transport a gagné du terrain, certes. Mais, certains hommes soutiennent que le wewa n’est pas indiqué pour les femmes. « Une femme c’est un Etre très cher. Une femme montée sur  une moto, écartée  ses jambes. Pour un homme qui se respecte ne voudra pas voir sa femme sur une moto. C’est un risque pour lui, pour la femme et pour les enfants aussi. Si la femme faisait un accident, vous voyez c’est  voyez ça sera vraiment une perte pour l’homme et pour les enfants aussi ».   

« La moto est faite pour 2 personnes. Et généralement, elles se mettent coller et serrer aussi. Il ne faut pas que la femme soit très proche d’un autre homme comme ca à qui elle n’appartient pas. ça ne fait pas la fierté »

Certaines femmes, au delà du risque d’accident, estiment, elles aussi que la moto n’est pas un moyen de transport digne de leur personne. « Il y a  beaucoup d’accident que se font dans nos routes. C’est pourquoi, je ne prends jamais la moto »

«  Moi monter sur une moto ne m’a jamais intéressée. Si vous êtes en jupe. Il faut écarter ses jambes et de fois les habits remontent. Et puis, il faut enlacer  le conducteur de wewa. Cela ne m’a jamais enchanté de prendre la moto ».

Trop risquée et détestée par certaines personnes, quoique en soit  la moto demeure pour certains hommes et certaines  femmes un moyen de transport incontournable. Écoutons cette jeune mère« je prends la moto dans des endroits où d’autres moyens de transport ne sont pas existants. Mais, j’évite de prendre le wewa sur des grandes artères comme le boulevard. C’est surtout dans des quartiers reculés où les routes ne sont même pas asphaltées. »  Et un homme à présent justifie aussi son choix de la moto « je prends la moto lorsque je suis pressé et lorsque il y a des embouteillages pour arriver vite là où je vais »

 

 

 

 

 

 

 

Dans : Non classé
Par questionsdegenre
Le 10 juin 2014
A 10 h 52 min
Commentaires : 3
 
 

Marie Jacqueline RUMB KAZANG parle de l’AVIFEM, une structure gouvernementale de lutte contre les violences faites à la femme, à la jeune et à la petite fille

 avifemIl existe en République Démocratique du Congo une structure nationale chargée de lutter contre les violences faites aux personnes de sexe féminin. Il s’agit de l’Agence nationale de lutte contre les violences faites à la femme, à la jeune et à la petite fille dont l’acronyme est AVIFEM. Cependant, cette agence est peu connue non seulement de victimes de violences mais aussi de la majorité de la population.

Pour faire connaitre d’avantage cette structure, Questions de genre sur la RTNC- la Voix du peuple a reçu le mardi 03 juin 2014 sa directrice générale, Marie Jacqueline RUMB KAZANG.

Cette sénatrice honoraire,aujourdh’ui à la tête de l’AVIFEM, a indiqué que son agence « est une structure du ministère du genre créée par décret du premier ministre du 09 octobre 2009 mais elle a commencé à fonctionner en 2011. Et l’AVIFEM a été mise sur pied pour pouvoir coordonner toutes les activités de lutte contre les violences sexuelles et autres violences basées sur le genre commises sur la femme et la jeune fille. Elle a des antennes dans les provinces mais compte tenu de petites difficultés de fonctionnement, les antennes ne fonctionnent pas encore normalement. Néanmoins, toutes les divisions provinciales du ministère du genre connaissent l’existence de l’AVIFEM. Nous avons installé le comité provincial du Katanga avec l’appui de l’UNICEF et le PNSR.D’’ailleurs, nous recevons beaucoup de cas des violences à partir des provinces que nous traitons et referons. »

Pour la directrice générale de l’Agence nationale de lutte contre les violences faites à la femme, à la jeune et à la petite fille, « l’AVIFEM est l’une de réponses du gouvernement à mettre la main à la pate pour ne pas rester indifférent à la propension du viol et des violences qui ont élu domicile dans notre pays avec les différents conflits que nous avons enduré ».

A en croire, Marie Jacqueline RUMB KAZANG, l’AVIFEM s’inscrit dans un schéma logique du gouvernement à lutter inexorablement contre les violences faites aux personnes de sexe féminin. « Avec l’appui des partenaires bi et multilatéraux, le gouvernement avait d’abord créé la synergie de lutte contre les violences. E t ensuite, la stratégie globale de lutte qui prenait en compte les violences qui se perpétuaient à l’Est. Et , enfin on a voulu étendre la lutte dans toute la république parce qu’on avait constaté qu’il y avait partout des cas de violences qui empêchent la femme de contribuer au développement de son pays. Une stratégie globale de lutte couplée de son plan d’action. Il s’agit donc d’une prise en charge holistique des violences non seulement sexuelles mais de toutes sortes de violences. »

A la question de savoir comment procède concrètement l’agence pour lutter contre les violences, madame RUMB KAZANG a précisé que « sur terrain l’agence reçoit ou collecte les cas de violences et les réfère auprès des structures spécialisées soit dans les hôpitaux pour les soins médicaux pour les cas de réparation médicale et psychologique, soit auprès des instances judiciaires pour des poursuites. « En bref, l’AVIFEM accompagne également les victimes pour une prise en charge multisectorielle. Mais nous œuvrons beaucoup sur la prévention parce que nous avons constaté que les femmes ne connaissent pas leurs droits et les hommes également ne savent pas qu’il y a des textes qui condamnent tel ou tel autre acte ou les mécanismes qui protègent les femmes des violences qu’elles subissent. Voilà pourquoi nous nous basons sur la sensibilisation des masses, en commençant par les médias qui véhiculent le message, les bourgmestres où la population amène les plaintes et les chefs des quartiers qui côtoient la population. »

L’Agence nationale de lutte contre les violences faites à la femme, à la jeune et à la petite fille, AVIFEM travaille en collaboration avec les organisations non-gouvernementales de défense des droits humains. Son siège national est, encore 3 ans après sa mise en fonctionnement, installée provisoirement dans les installations du ministère du genre, de la famille et de l’enfant en attendant d’avoir ses propres bureaux 

Sa DG invite les femmes à contacter cette agence pour dénoncer les violences contre leur personnes ou les jeunes et petites filles. « Et elles auront gain de cause » : garantie de madame la Directrice générale, Marie Jacqueline RUMB KAZANG.

Dans : Non classé
Par questionsdegenre
Le 3 juin 2014
A 10 h 52 min
Commentaires : 4
 
 
 

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