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Il n ‘est pas bon d’etre refugié quand on est une femme selon Madame NZIAVAKE

Le nombre des refugiés dans le monde a doublé en une décennie à en croire le haut commissaire des nations unies pour les refugiés. Il en est de même des personnes déplacées à la suite des guerres ou des conflits internes. Antonio GUTTERRES l’a dit dans son rapport annuel devant la 3 ème commission de l’assemblée générale de l’ONU. Par contre, la situation des refugiés à travers le monde n’est guère reluisante. La plupart d’entr’eux voudraient à ce jour regagner leurs milieux d’origine. femmes refugiees

 La vie dans les camps des déplacés ou de refugiés, « c’est l’enfer pour les femmes »selon madame Eudoxie NZIAVAKE de la société civile du nord Kivu. Pour elle, les personnes qui sont dans les camps des déplacés de MUGUNGA III et de Lac vert vivent dans des conditions déplorables. Pire encore les femmes ! Faisant allusion aux visites de son organisation dans ces camps dans le cadre de leurs activités, madame NZIAVAKE, membre de la société civile du Nord-Kivu et point focal de la marche mondiale des femmes à Goma a affirmé, au cours de son intervention dans l’émission questions de genre de mardi 29 Avril 2014 sur la RTNC, « que toutes ces personnes souffrent énormément parce qu’elles sont sous les bâches. Ainsi lorsqu’il fait chaud, sous ces bâches il fait encore très chaud et lorsqu’il fait froid là il fait encore très froid.»

Parmi les multiples difficultés que connaissent ces femmes, notre invitée a épinglé le manque d’eau potable. «  Dans les camps de déplacés, pour avoir de l’eau, les femmes recourent aux eaux de bornes fontaines installées dans certains camps a-t-elle dit. Et cela lorsqu’il y a de l’eau dans ces bornes.  Par contre les femmes déplacées qui sont dans le camp de lac vert vont jusqu’au lac Kivu pour puiser de l’eau ; là encore non seulement c’est très loin mais aussi c’est une eau impropre à la consommation. Mais elles sont obligées de consommer cette eau. Elle a ajouté que ces femmes courent le risque de se faire violée en allant chercher de l’eau vers le lac ou encore lorsqu’elles vont chercher du bois dans la foret. »

Autres problèmes, l’approvisionnement en nourriture et en produits de première nécessité. «  Etant donné que la distribution ne se fait pas tous les jours, l’alimentation n’est pas assurée pour les déplacés. Un kilo de haricot pour un ménage et cela pour un mois. Les soins médicaux et la scolarisation des enfants demeurent également  une difficulté majeure pour ces personnes déplacées » selon notre invitée qui souligne que son association organise, dans le cadre de ses activités, des distributions des vivres et non-vivres aux déplacés de MUNGUNGA III, surtout aux personnes de troisième âge parce que ce sont des vulnérables qui n’ont pas de force pour se disputer la ration que distribue le PAM et sur place, elle a constaté que ces personnes ne bénéficient pas d’une prise en charge médicale adéquate car il y a des moments où il n y a plus des médicaments ; des séances de formation sont organisées pour les enfants en âge de scolarité. Une façon de les occuper ou les recycler pour leur rattrapage.

Pour terminer, madame Eudoxie NZIAVAKE a indiqué que son association mène des plaidoyers tant au niveau local que national pour que soient mis fin aux conflits qui occasionnent ces déplacements massifs de la population et aussi pour que   ces personnes soient rapatriées dans leurs milieux d’origine afin qu’elles réintègrent et reprennent leurs activités quotidiennes. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Par questionsdegenre
Le 29 avril 2014
A 11 h 21 min
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petronnie KANKOLONGO,Fière d’etre balayeuse publique à Kinshasa

DSC00008Restée veuve   avec 5 enfants, Petronnie KANKOLONGO, a compris qu’elle était  désormais le seul soutien  de sa famille. Cette femme d’une quarantaine d’années s’est préparée à accepter tout travail pour subvenir aux besoins de ces enfants. A près plusieurs recherches, elle intègre une unité d’assainissement de la ville de Kinshasa. «  C’est à cause de la souffrance que j’ai accepté de faire ce travail : devenir balayeuse publique. Je manquais les moyens pour faire étudier mes enfants, payer une maison ».

Petronnie KANKOLONGO est depuis près d’une année balayeuse publique .Mais, il lui est toujours difficile de répondre aux besoins de sa famille. Elle plaide donc pour un bon salaire pour ceux qui œuvrent dans la propriété de la ville de Kinshasa. «Ce travail est bien même si c’est éprouvant physiquement.je le fais. Je demande à nos responsables de revoir les salaires».

Balayeuse publique, Petronnie KANKOLONGO,  est fière de participer à la propriété de la ville de Kinshasa. « Il ya des gens qui m’encouragent. Tout comme il y a d’autres qui se moquent de mon travail ».

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A 10 h 48 min
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les égalités du genre dans les médias au centre d’un atelier de l’UNESCO à Kinshasa

Le genre a été au centre de l’atelier d’un atelier de l’UNESCO, organisé à Kinshasa le lundi 1 avril 2014.cet atelier sur les égalités du genre dans les médias avait pour objectif de sensibiliser les professionnels des médias.

Le genre a été au centre de l’atelier d’un atelier de l’UNESCO, organisé à Kinshasa le lundi 1 avril 2014.cet atelier sur les égalités des genres dans les médias avait pour objectif de sensibiliser les professionnels des médias sur le traitement du concept genre dans les différents papiers d’information.

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Au moment où cette question de genre est abordée dans cet atelier. Une autre question se pose : qu’est ce qui justifie les inégalités dans les médias entre les hommes et les femmes ? Quelques journalistes ont tenté d‘y répondre. Pour ce journaliste homme, « il faut, d’abord, sensibiliser les femmes pour qu’elles puissent se considérer comme étant égales aux hommes. De même qu’elles ont un même niveau d ‘étude, même diplômes. Elles doivent oser et affronter les difficultés et les thématiques qui sont traités par les hommes. »

Pour cette autre femme de médias : « pour mettre fin à cette inégalité, la seule chose, il faut qu’il y ait des échanges, des journées d’information au sujet de la présence féminine. Il faut qu’il y ait aussi le recrutement des femmes journalistes dans les différents organes de presse par les responsables des maisons de presse ».

Les journalistes qui ont pris part à cet atelier de l’UNESCO sont venus des organes de presse audiovisuelle tant de la presse écrite. Pourquoi avoir choisi de faire l’audiovisuelle, une journaliste répond : « c’est depuis mon enfance que j’ai préféré faire l’audiovisuelle pour informer, former et sensibiliser la population sur différents faits ». Et pour son confrère : « j’étais attiré par la chose culturelle et intellectuelle. J’aimais informer les autres sur les différents faits se déroulant à travers le pays ».

Les journalistes de la presse écrite aussi expliquent la raison de leur choix. Ecoutons, d’abord, cette femme de médias suivie d’un confrère : « la presse écrite, c’est d’abord la presse –mère. Dans la presse écrite, vous avez la possibilité de faire des analyses et de beaucoup lire ». « Ce sont des journalistes et certains professeur de l’IFASIC qui m’ont donné l’envie de faire la presse écrite. La presse écrite pousse le journaliste à beaucoup de réfléchir ; avoir un back ground vraiment élargi ».

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Par questionsdegenre
Le 8 avril 2014
A 12 h 07 min
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Thèrese kATUNDU change la donne dans la repartition des taches aux champs

Elle a mis de coté son diplôme de sociologie pour s’adonner à l’agriculture, Thérèse KATUNDU est l’une de ces femmes qui a su défier les stéréotypes. Aujourd’hui, elle se dit défenseure des droits humains parce qu’ayant vécu, avec ses sœurs, la discrimination au sein du toit parental, étant elle-même le fruit d’un couple qui n’avait eu que des filles : « nous sommes cinq filles dans notre famille. Notre père, lorsqu’il avait vu que notre maman n’avait que des filles, il l’avait abandonné pour une autre femme, nous avons grandi à coté de notre maman qui nous a nourri et fait étudier à partir des produits des champs. Ainsi, nous nous sommes dit qu’il faut que nous travaillions dur pour prouver à notre père que ce n’était pas inutile de nous avoir comme enfant. Aujourd’hui, je vous assure nous toutes cinq avons fini les études supérieures malheureusement notre papa est déjà mort mais quand même nous faisons la fierté de notre maman ».

Madame Thérèse KATUNDU est licenciée en sociologie à l’université de Lubumbashi au Katanga. La quarantaine révolue, notre femme, originaire du Nord-Kivu est agricultrice de profession. Actuellement elle coordonne la SOFEJEP, la solidarité d’organisations des femmes et des jeunes producteurs agricoles. « J’ai commencé à faire les champs quand j’étais à l’Université de Lubumbashi. A coté des homes, je cultivais les légumes (chou, épinards, tomates….) que les femmes du marché venaient acheter pour revendre. Cet argent m’aidait beaucoup à subvenir à mes besoins étant loin de ma famille. Lorsque j’ai finis mes études et suis rentrée dans ma ville natale, j’ai jugé bon de me tourner vers la terre. Dans notre travail nous nous sommes organisés en association et nous nous sommes dits finis l’époque où la femme doit tout faire au champ et l’homme attend seulement le fruit de la moisson à la maison. Ainsi, nous sensibilisons les hommes et les femmes que l’homme aussi peut défricher, semer tout comme récolter ou vendre les produits du champ ».                 

Mariée et mère de trois filles, Thérèse KATUNDU habite la ville de Butembo et possède de grandes étendues de champs de haricot, de paddy et de manioc à Béni, Lubero et Kasindi toujours au Nord-Kivu. Cependant, elle arrive à bien gérer son temps entre son ménage et son travail : « A la maison, nous avons établi un horaire de telle sorte que si moi je peux aller superviser les travaux aux champs aujourd’hui, demain je m’occupe des travaux ménagers et mon mari fait la supervision et vice-versa. De cette façon, on n’a pas des problèmes surtout que mes enfants ont déjà grandis ». 

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A 10 h 49 min
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KOYALUKA Espérance : modèle de femme courage malgré l’âge

 

KOYALUKA Espérance est mieux connue sous le pseudonyme de ¨ Mama mapassa¨ parce que mère des jumeaux. Nous l’avions surprise dans une carrière de pierres, assise à même le sol, marteau à la main, l’air fatigué. Elle nous a raconté comment elle en est arrivée là : ¨ j’ai débuté cette activité depuis 1982 j’habitais encore le camp militaire TSHATSHI j’étais épouse militaire. Nous menions une vie modeste parce que les militaires n’ont pas grand ‘chose comme solde. On n’avait pas moyen de nouer les deux bouts du mois. Dans les camps militaires, il n’était pas autoriser de faire le commerce. Je suis venue voir un membre de famille ici à Kinsuka pour lui demander conseil et elle m’avait cédé un espace pour effectuer un petit commerce. J’avais commencé à vendre les pains mais ça n’a pas tenu chaque fois je recommençais à zéro. J’avais ainsi découvert cette activité, j’avais alors commencé à ramasser les moellons (à cette époque on ne les vendait pas) et à les  casser et j’avais comme ça un peu d’argent.¨  

Veuve militaire, avec en charge quatre enfants et de petits enfants, Maman KOYALUKA, la     soixantaine révolue n’a d’autre préoccupation que la casse des pierres, unique activité lucrative pour la survie de sa famille  ¨ Après la mort de mon mari, j’ai été obligée de quitter la maison que nous occupions au camp militaire. Avec les enfants je me suis installée au quartier Kinsuka pêcheur où je continue avec l’activité. Présentement, on achète les moellons chez les casseurs, les casse j’obtiens les caillasses que je revends pour avoir de quoi nourrir les enfants. La vie est très dure pour nous surtout lorsque nous n’avons pas des clients.¨

Originaire de la province du Bandundu, de l’ethnie Mbala, notre femme apparemment fatiguée est chef de famille seule. Un modèle de femme courage, même sous le poids de l’âge  ¨ Après trente deux ans de dur labeur, je peux affirmer que nous évoluons toujours en singleton. Nous ne pouvons même pas nous organiser parce que nous nous déplaçons trop surtout lorsqu’il y a innondation.les associations marchent aussi avec l’argent par contre nous n’avons que de quoi mettre sous la dent. D’ailleurs nos enfants étudient grâce aux multiples sacrifices.¨

 

 

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Par questionsdegenre
Le 1 avril 2014
A 10 h 49 min
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