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La lutte contre les violences sexuelles au centre de la conférence des femmes Nobel à Bunia

Mettre fin aux violences envers les femmes, c’est le crédo de la SOFEPADI solidarité féminine pour la paix et le développement intégral. Voilà pourquoi la ville de Bunia en province orientale a accueilli, au mois de février 2014 les femmes de divers horizons dans le cadre de la campagne de lutte contre les violences faites aux femmes en milieu de conflits. femmes nobel

L’activité a été organisée par cette association de la société civile ayant son siège à Bunia.les différentes délégations ont, après les travaux visité quelques territoires du nord Kivu en proie aux actes de violences de tous genre à l’égard des femmes. Mais quelle est l’implication de la femme elle-même pour mettre fin aux violences sexuelles. Deux participantes ont réagi. D’abord Ledyanne MUSIKE membre du FFC, fonds pour les femmes congolaises : ¨ la femme de Béni a activement participé dans la lutte contre les violences sexuelles. Nous avons activement lutté avec l’appui de plusieurs partenaires dans l’organisation des chambres foraines pour accompagner juridiquement les prévenus et les victimes à la justice mais aussi dans le cadre des soins médicaux spécifiques de ces femmes victimes de violences sexuelles et leur accompagnement psycho-social. Nous organisons ces femmes victimes de violences sexuelles et les autres formes de violences faites aux femmes au sein des centres d’apprentissage de métier. Elles apprennent la coupe et couture et la fabrication de savon et autre chose. Mais aussi, il y a des noyaux des victimes que nous avons formées pour qu’elles puissent participer à toutes les procédures judiciaires de leurs dossiers au niveau de la justice.

BUYAMBA Léokadie est venue de Kolwezi au Katanga. Elle parle de son expérience : » c’est à partir de 2000 que nous femmes nous nous sommes mobilisées et nous avons commencé à travaillé en groupe.ces groupes sont devenus des associations. A partir de ce moment, le premier travail a été d’identifier les victimes, on allait même les chercher dans les lieux où les faits se sont déroulés, les accompagner psycho socialement, les référer dans les autres services tels que médical et juridique. Nous avons été appuyés par OMS, UNFPA qui sont venus nous donner des formations pour aider la victime dans l’accompagnement psycho-social. Dans le domaine juridique nous avons obtenus quelques jugements, mais malheureusement les bourreaux sont dans une situation de précarité tellement que les victimes n’ont pas été dédommagées. Au début, l’autorité ne voulait pas nous sentir nous les femmes qui luttons contre les violences mais aujourd’hui nous sommes bien reçues et bien écoutées.¨

Monsieur MULEMBERE KAVULO est coordonnateur d’une association basée à Witcha à près de trente kilomètres de la ville de Béni, ¨ sauri la witcha¨. Il est militant des droits de femmes, il parle de son implication dans la lutte contre les violences sexuelles : ¨nous soutenons les femmes, nous les accompagnons dans leur combat de chaque jour. Il n’y a pas longtemps nous étions en atelier sur l’enregistrement des mariages et des naissances à l’état-civil. Nous avons constaté qu’après cette formation, les femmes commencent à aller déclarer leur union et enregistrer les naissances à l’état-civil parce qu’avant c’était trop difficile. Présentement, nous sommes en travaux sur la sensibilisation à l’accompagnement du processus électoral. Avant, les femmes ne voulaient pas voter pour les femmes, mais aujourd’hui elles ont compris et nous espérons qu’aux prochaines échéances on pourra avoir 70% de femmes votées¨.

La SOFEPADI mène beaucoup d’action d’accompagnement des survivants de violences sexuelles dans l’Est de la RDC. Confirmation de sa coordinatrice Julienne LUSENGE : ¨ c’est depuis 2010 que nous avons commencé à donner des subventions. Nous avons déjà donné à 75 organisations, ce sont de petites organisations qui travaillent à la base sur plusieurs thématiques notamment la participation politique, les violences faites aux femmes, l’autonomisation des femmes, l’éducation et l’alphabétisation des femmes. Donc nous avons constaté qu’il y en a qui travaille, elles font du bon travail sur terrain. Pour ce qui est de Bunia par exemple la SOFEPADI gère le centre qui était pour MSF depuis 2010, nous arrivons à soigner plus de 600 personnes victimes de violences sexuelles par an. Pour 2013, nous avons soigné dans les 593 à 597 victimes dont 11 hommes victimes de violences sexuelles. Nous avons accompagné plusieurs dossiers en justice dans le cadre d’autres formes des violences, des femmes auxquelles on voulait arracher l’héritage, des femmes qu’on voulait exproprier de leurs terres. Nous les avons accompagnées et elles ont eu gain de cause.¨

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Par questionsdegenre
Le 25 mars 2014
A 12 h 44 min
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Rombeaut OTABA, journaliste à l’Observateur : la nouvelle vision gouvernementale de la célébration de la journée internationale de la femme doit se perpétuer.

Applaudie ou décriée, la décision gouvernementale de la célébration  de la journée internationale de la femme  a été reconduite cette année : pas de défilé, pas de pagne dit officiel .Rien que de la réflexion sur la condition de la femme.

 Rombeaut OTABA, journaliste à l’Observateur paraissant à Kinshasa, est de ces personnes qui soutiennent haut et fort cette  nouvelle vision du gouvernement pour la journée internationale de la femme. otaba

Invité de Questions de genre de mardi 25 mars 2014 sur la RTNC –la voix du peuple, il plaide pour le maintien définitif de cette décision. «  L’option prise par le gouvernement mérite désormais d’être encrée dans la mentalité de la femme (…). Cette décision que le gouvernement a prise ne doit plus faire l’objet d’une quelconque négociation.  On ne peut plus revenir la dessus. Et si aujourd’hui, par malheur, un gouvernement revenait avec cette pratique de pagne, aux femmes de dire non. »

 On se rappellera que c’était  à quelques  jours de la commémoration de la journée internationale de la femme  de 2013 que Geneviève INAGOSI Bulo Kasongo,  ministre du genre, famille et enfant, au nom du gouvernement MATATA annonçait la nouvelle façon pour la communauté nationale de célébrer la journée internationale de la femme.

Cette nouvelle était tombée comme un couperet pour différentes structures impliquées dans la commercialisation du pagne officiel du 8 mars. Ce pagne qui se substituait à la journée au point de lui volait le contenu  était ,on ne peut pas se voiler la face, une affaire de gros sous affirme  le journaliste Rombeaut OTABA, ce témoin de la société congolaise. « Il fallait voir ce que cela coûtait à la trésorerie de l’état congolais ; des entreprises tant privées que publiques. Par ce que le port du pagne était une obligation. Evidement ce n’est pas un secret pour personne dans cette histoire de pagne ;il y avait des commissions. Il appartient au gouvernement  de voir si il faut encore de pagnes pour d’autres circonstances ou journée internationale ».  

 Selon certaines personnes, ce virage appelait à un travail de communication et de sensibilisation de femmes, les premières concernées .Certaines femmes croient même que cette journée mondiale est supprimée en RDC. Pour notre confrère,  « la transition n’a jamais été chose facile. Mais il appartient aux femmes intellectuelles de faire comprendre aux autres la nouvelle vision. Elles doivent arriver à faire remonter les autres et non pas se laisser ravaler vers le bas ».

 La question sur la condition de la femme est une question de droits de l’Homme et non pas une question de femmes comme malheureusement le pense même les femmes elles mêmes.  Dans la nouvelle vision du gouvernement sur la célébration de la journée internationale de la femme, Rombeaut OTABA  appelle à l’implication des hommes  dans les réflexions. « J’appui l’intégration des hommes  dans le combat de la femme. On parle du genre. Ce n’est pas seulement le féminin. C’est aussi le masculin. Il y a une grande entorse da la perception de ce terme en RDC. Lorsqu’ on organise des réflexions. Est que l’homme est effectivement associé ?». En même temps, il appelle aussi le gouvernement à travers le ministère du genre, famille et enfant de prendre des stratégies pour atteindre davantage  les femmes rurales.

Rombeaut OTABA reconnaît, toutefois, que c’est à la femme de réclamer ses droits. Le journaliste à l’Observateur souhaite voir le gouvernement continuer à militer  pour la dignité de la congolaise au delà de sa décision de la célébration  de la journée internationale de la femme. «On continue à utiliser la femme comme objet .Je pense que le gouvernement  doit aller même au-delà de ce que il a pris comme décision. Des scènes obscènes à la télévision et avec des musiciens. Ce   sont les femmes qui doivent se soulever  pour dire non à cette pratique honteuse. »

 

Dans : Non classé
Par questionsdegenre
Le
A 10 h 42 min
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