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Les mutilations génitales féminines : la tradition au prix de la santé

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Les mutilations génitales féminines continuent à être pratiquées sur les femmes plus particulièrement sur les adolescentes.  En RDC, certains tribus se livrent encore à cette pratique notamment les luba du Kasaï et les ngbaka de l’Equateur.

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Franklin-Eclair Kalombo est journaliste à la RTNC/Tshikapa. Il a croisé une victime de l’excision sur place à Tshikapa celle-ci n’a pas voulu malheureusement se livrer à notre micro et a préféré garder l’anonymat. Le récit de Franklin : ¨d’après le témoignage que j’ai reçu, cette femme soutient qu’en grandissant, avant de dormir  sa grand-mère la déshabillait et tirait son organe soit disant pour augmenter la sensibilité pour qu’elle soit vraiment beaucoup plus  attirante sur le plan sexuel.  Quand elle posait des questions sa grand-mère répondait qu’elle aussi était passée par là et comme elle ne savait rien elle acceptait poussée par la curiosité mais maintenant elle a compris que c’était une façon de l’exciser parce qu’elle a perdu toute sensibilité, elle a avoué avoir honte d’en parler mais c’était déjà fait sur son corps.¨

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Plusieurs instruments juridiques nationaux et internationaux plaident pour l’élimination des violences basées sur le genre. De même que les organisations non-gouvernementales et autres associations s’allient pour lutter contre toutes formes de violences faites à la femme et à la jeune fille.

Cependant les juridictions compétentes de ces milieux sont inertes devant cette autre forme de violence que subissent les femmes et les jeunes filles. Maitre Kati Katembo est avocat au barreau de Kananga : ¨ ce n’est pas permis parce qu’il y a des conséquences médicales fâcheuses avec ces pratiques. Mais nous avons ici un sérieux problème avec les victimes. Il y a un problème de victimologie comme on dit, c’est-à-dire ce sont les victimes qui doivent dénoncer ce comportement  pour qu’on appréhende les auteurs. Il arrive que dans certaines coutumes cela est établie de ne pas porter à la connaissance du public ou des juridictions compétentes. C’est ainsi que jusqu’aujourd’hui dans des coins comme à DEKESE  ces pratiques-là sont courantes hélas la juridiction ne peut rien faire. Elles trouvent que c’est une fierté de se faire excisée.¨  

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 Pour quelles raisons on excise une fille, quelles en sont les conséquences ? Symphorine  Mbombo répond : ¨chez les kasaiens, on allonge plutôt les grandes lèvres chez la jeune fille pour procurer le plaisir soit chez la femme soit chez l’homme. Moi je connais une cousine son mari l’avait renvoyée parce qu’on n’avait pas allongé ses grandes lèvres. Comme conséquence, lorsqu’on allonge les grandes lèvres, la femme a tendance à trop mouiller et cela n’est bon pour l’homme et pour la femme elle-même.¨

 Comme vous pouvez le constater, ces pratiques persistent en RDC malgré que le pays a déjà ratifié les textes internationaux sous l’égide de l’ONU tel la convention pour les droits des femmes, ou encore des textes régionaux comme le protocole de la SADC sur le genre et le développement ou encore la charte africaine des droits de l’homme et des peuples mieux connu sous le nom de traité de Maputo. Ce traité stipule explicitement en son article 5 : l’élimination des MSF de toutes justifications religieuses, culturelles ou traditionnelles.

 Notez qu’au-delà des douleurs tant physiques que psychologiques, les mutilations des organes génitaux de la femme sont un symbole terrible de l’oppression sexuelle, sociale et économique des femmes.        

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Le 25 février 2014
A 11 h 36 min
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Une bonne éducation de l’enfant et son épanouissement dépendent de la mère et du père

« Une mère ne fait pas toujours un bon père et un père ne fait pas toujours une bonne mère, dans la condition d’une famille monoparentale, ». Cette  affirmation  est du professeur  Adélard NKUANZAKA INZANZA et sociologue au département de sociologie, à l’Université de Kinshasa.

Le professeur NKUANZAKA était l’invité de l’émission  questions de genre  de mardi 11 Février 2014 sur la RTNC, la Voix du peuple.

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Pour cet homme qui étudie la société humaine, plusieurs raisons conduisent aux  familles monoparentales c’est-à-dire les familles dans lesquelles on ne retrouve plus qu’un seul parent ; soit la mère ou le père. En premier lieu, il cite « des cas liés aux forces majeures (le divorce, catastrophe naturelles, un accident qui emporte l’un des parents. »

En Deuxième , « des cas liés au choix délibéré. Certaines personnes préfèrent ne pas se marier, mais  aiment élever seuls les enfants. » Et pourtant les enfants doivent être éduqués par les deux parents, renchérit-il.

Les enfants doivent évoluer dans un environnement fait d’autorité et de douceur soutient le professeur NUANZAKA. « L’autorité est généralement incarnée par le père et la douceur incarnée par la mère. »

Ce sociologue indique que « Si l’enfant est éduqué par son seul père, il peut devenir violent, il peut se révolter plus tard  ainsi développer l’attitude de nervosité et d’agressivité. S’il est élevé par sa mère seule, il risque de grandir dans la légèreté et facilité ainsi ne pas avoir la possibilité d’affronter les situations difficiles ».

Des grands-pères ne peuvent pas jouer le rôle du père affirme haut et fort le professeur NUANZAKA. Car pousruit-il, il est démontré que les grands-pères ne sont pas réputés bon éducateurs. Selon l’invité, il n’est pas souhaitable laisser les grands-pères élevés éduqués les enfants. « Dans ce cas, on ne parlera pas de la famille monoparentale, mais seulement de la famille d’orientation du parent. »

Les enfants qui grandissent dans des familles monoparentales ont beaucoup de chances de ne pas devenir des bons parents, car ils risquent de reproduire l’exemple en face d’eux, pense le professeur NUANZAKA

ces enfants qui grandissent dans une famille monoparentale sont sujets à plusieurs problèmes a soutenu le sociologue, « sur le plan des études, ils  ont souvent des mauvais résultats scolaires. Et quand ils grandiront, ils éprouveront des difficultés pour respecter l’autorité. »

Le prof NKUANZAKA a un seul regret ; celui de voir le code de la famille « ne pas faire allusion à la famille monoparentale. »Or, c’est une réalité. Cependant, il est contre la « promotion de la famille monoparentale». Mais , il appelle « la protection de femmes seules, abandonnées, les veufs ainsi que les mineures qui ont eu des grossesses  non désirées. » Il conclut en disant que si un jour  le nombre des familles monoparentales issues du choix délibéré devient  élevé.« cela sera un danger pour le mariage, famille classique. »

 

 

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Le 18 février 2014
A 11 h 02 min
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LILI NYAMBI, vendeuse d’épice qui veut aller loin

liliEn 2006,  LILI NYAMBI   a compris que dans la vie on ne devrait pas croiser les bras. Cette femme alors âgée de 31 ans, diplômée d’Etat,  a pris l’option de faire le petit commerce. Maman Lili comme l’appelle ses clientes a jeté son dévolu sur la vente des épices  dans son quartier Cité salongo Nord dans  la ville de Kinshasa.

Elle nous explique comment elle a commencé  son business. « Je vends plusieurs chose en fait. Ce sont des épices. J’ai commencé ma petite affaire  en 2006. Avec l’argent de mon commerce, j’arrive à subvenir à plusieurs besoins. J’ai débuté avec un étalage et aujourd’hui j’en ai plusieurs »

 legumesEn se lançant dans la vente des épices, LILI NYAMBI   s’est aussi lancée dans  certaines difficultés notamment liés au choix  et à la nature des produits qu’elle vend. « Quand les gens ne sont pas payés ou payés en retard, il n’ ya pas des ventes. Or, je vends  certains produits périssables comme la tomate, le céleri ou les échalotes et le piment. Nous ne pouvons pas le conserver longtemps. Donc, il faut que l’argent circule pour que je puisse à arriver à écouler mes produits »

 Loin de se vouer vaincue par diverses difficultés  qu’elle rencontre quotidiennement dans son petit commerce, LILI   NYAMBI, Aujourd’hui mariée et âgée de 39 ans crois à sa réussite et ambitionne  plus tard d’ouvrir une boutique pour accroitre sa petite affaire. « En tout cas je m’en sors très bien. Mais à la longue, je souhaite agrandir mon affaire avec une boutique  même avec un magasin par ce que je souhaite l’épanouissement dans ma vie et avec les grandes choses »

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Le
A 10 h 56 min
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En cas de stérilité dans un couple ; l’homme et la femme doivent se faire consulter appel du Docteur Rachel YODI

Certains couples connaissent des difficultés pour avoir des enfants, et cela est souvent à la base des disputes entre la belle-fille et sa belle-famille. Dans la société bantoue lorsqu’un couple totalise deux ou trois ans sans concevoir ; c’est plus la femme qui est indexée, c’est toujours la femme qui doit aller voir le médecin.

yodi rachelPour le docteur Rachel YODI, médecin et chef de service clinique de la planification familiale au programme national de santé de la reproduction, « les deux conjoints doivent se faire consulter car il s’est avéré selon la médecine que 30 pour cent des causes de stérilité au sein du couple sont d’origines féminines, 20 pour cent d’origines masculines, 40 pour cent d’origine mixte et 10 pour cent jusque là non justifié. »

Invitée de l’émission questions de genre de mardi 04 Février 2014 sur la               RTNC, la voix du peuple, la radio nationale, docteur Rachel a cité quelques causes de la stérilité : « la première cause de la stérilité en RDC ce sont les infections sexuellement transmissibles chez l’homme tout comme chez la femme. Lorsque les infections sont mal soignées elles peuvent boucher les canaux déférents chez l’homme et les trompes chez la femme. Deuxième cause : les avortements clandestins chez les jeunes filles et les interventions chirurgicales telle la hernie chez les petits garçons et l’appendicectomie. Par mégarde le chirurgien peut ligaturer les organes envoisinant la zone et cela peut avoir des conséquences comme la stérilité. Les maladies infectieuses telle la tuberculose mal soignée, les oreillons chez le garçon, les facteurs liés à l’hérédité sont entre autres les causes de la stérilité évoquées par le docteur YODI. »

« Un couple est déclaré stérile après deux ans de vie conjugale avec des rapports sexuels complets c’est-à-dire pendant les périodes d’ovulation de la femme¨ dixit Rachel YODI avant d’ajouter qu’¨une fois à l’hôpital le couple sera soumis séparément à un interrogatoire étape appelée anamnèse, suivra alors les examens cliniques et para cliniques. Ce n’est qu’à l’issue de toutes ces étapes que le  médecin est à mesure de confirmer la stérilité ou de prescrire un traitement au cas d’une anomalie que l’on peut traiter ».

A la question de savoir s’il existe un test prénuptial sur la stérilité comme il en existe pour le VIH/Sida, docteur Rachel a répondu qu’il est très difficile d’exiger à une femme de faire ce genre de test surtout si elle est vierge. Toutefois il y a des examens qu’on demande à l’homme de faire tel le spermogramme, ça permet de connaitre le volume et la vitesse des spermatozoïdes.

Pour terminer, docteur Rachel YODI a souligné qu « il y a de l’espoir parce que la plupart des cas de stérilité dans un couple arrivent quand même à avoir des solutions médicalement parlant et quand bien même cela n’est pas résolu la médecine prévoit des procédés tel que l’on pourra prendre le spermatozoïde et le féconder avec l’ovule et après on l’installe dans l’utérus. Ça se fait en RDC et ce n’est pas trop couteux. Elle a invité les conjoints et les membres de famille à rester calme et avoir la foi en Dieu car c’est lui qui donne les enfants. Quand on a aimé la femme ce n’était pas à cause des enfants mais plutôt par amour, les enfants viennent après et cela ne doit pas être une occasion pour répudier la femme. »

 

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Le 4 février 2014
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Une histoire d’amour entre un homme et une femme plus âgée

Elle a 49 ans et son mari 41 ans ; soit 8 ans de différence d’âge. Leur relation n’a pas été acceptée par leur familles, leurs amis ni par leurs églises respectives. Ce couple a eu du mal à vivre leur relation à Kinshasa. L’homme et la femme ont dû s’exiler en Europe où ils se sont mariés et vivent ensemble depuis 15 ans.

Les 2 époux ont accepté de nous raconter leur histoire mais hors micro et de garder aussi l’anonymat. L’histoire de monsieur X et de Madame Y est celle vécue par certains couples à Kinshasa.

Pour certains kinois et kinoises interrogé(e)s dans les rues de la capitale, une telle relation est contre nature. L’homme doit être plus âgé que la femme et non le contraire.

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« Pour moi, un tel couple ne peut exister. Vous savez si l’homme est moins âgé, la femme plus âgée. Cela n’est pas une bonne chose pcq l’homme restera jeune. Il est donc bon que l’homme soit plus âgé et la femme moins. Le corps de la femme vieillit plus vite que celui de l’homme à cause de maternité. Un homme de 25 ans et une femme de 28 ans, ça ne marchera pas, jamais un tel couple. »

« Pour moi, je suis contre. Le mari même dans sa famille sera toujours vu comme un gigolo, comme Mario. L’homme ne sera jamais considéré. C’est pourquoi Dieu a créé Adam avant Eve. Quoique on dise, un jour l’homme trouvera que sa femme est devenue vielle pour lui »

La femme plus âgée que l’homme dans un couple. D’autres personnes interrogées ne trouvent aucun inconvénient si seul l’amour compte.

« Que la femme soit plus âgée que l’homme. Cela ne peut poser un problème. De tel couple existe même marié. Pourquoi, on ne pose pas la question ; est que l’homme peut être plus âgé que la femme. Pourquoi seulement dans un seul sens ? Une relation amoureuse ne dépend pas de la maman, du papa ou de l’oncle »

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« on prend toujours comme prétexte que Dieu a créé d’abord Adam. Là c’était le commencement .Tel que Dieu a créé les choses. Mais aujourd’hui, lorsque nous vivons. Un Etre humain est le libre choix. C’est leur problème et histoire d’amour. En tous cas, ce n’est pas une chose qui peut empêcher l’homme ou la femme d’avoir la vie éternelle. »

Une relation où la femme est plus âgée que l’homme n’est pas dans le plan de Dieu et ne peut donc être toléré par les églises soutient le pasteur Flavien TOTIKANI Totila. Pour lui, selon la création humaine de Dieu dans le mariage l’homme doit être plus âgé que la femme pour un mariage pacifique.

« D’après les expériences, c’est un mariage conflictuel. PCQ plus tard ca pourra créer des problèmes dans la famille. pcq dans ce mariage, la femme vieillira la première. L’homme peut risquer d’aller courir de gauche à droite et ça ne peut pas créer la paix dans un tel couple. C’est l’homme qui a été créé le premier, c’est la 1 ère raison. La 2ème raison : la bible ne nous montre pas là où l’homme est moins âgé que la femme. »

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Le
A 1 h 52 min
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