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Les casseuses des pierres

Nous sommes à kinsuka pécheur, un quartier de la commune de ngaliema. A quelques 150 mètres de la station de l’usine de captage d’eau de la regideso pour le district de la lukunga. Une carrière est située au bord du fleuve Congo. Ici, une cinquantaine des femmes et hommes, tout âge confondu, assis à même le sol, sous un soleil ardent s’adonnent à la casse des pierres.

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Des caillasses qui servent à la construction des maisons d’habitation. Cette activité est un dur labeur, un travail difficile mais apparemment moins lucratif comme le confirme cette casseuse : » j’achète un charriot des moellons à 3000 francs congolais, celui qui transporte pour moi à partir de la plage jusqu’ici, je lui donne trois mille francs et lorsque je casse ces moellons et les revend, parfois je n’arrive même pas à six mille francs parfois si j’ai de la chance après casse, j’obtins deux sceaux que je revends et je m’en vais nourrir les enfants.¨

Ces hommes et femmes qui contribuent à la construction de beaux édifices ne bénéficient vraiment pas du fruit de leur travail. Mais pourquoi ? Certains d’entr’eux ont répondu : « nous n’avons jamais des clients pour acheter même si on nous voit on ne demande jamais à acheter. On négocie toujours avec les commissionnaires, ces derniers disent aux clients que nous sommes leurs employés. Nous ne sommes pas leurs travailleurs nous venons travailler pour chercher de quoi faire vivre nos familles. Vous allez voir si le commissionnaire négocie avec le client à 250 dollars, il vous donne 150 dollars et lui prend 100, parfois aussi il peut prendre 150 dollars et vous donne seulement 100 et plus souvent lorsque vous faites le prix de vente moins le prix d’achat vous remarquez que vous n’avez pas fait des bénéfices, c’est ça notre plus grand difficulté. »

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Une autre ajoute : « nous ne pouvons vraiment rien contre ces commissionnaires, s’ils amènent des clients ici ils font leur loi, si tu essaies de résister ils te brutalisent, ils ne se rendent même pas compte que nous sommes des femmes au même titre que leur maman. Nous ne pouvons pas nous placer là au coin pour attendre les clients au risque de passer toute une journée sans avoir un sou. Nous demandons vraiment que des défenseurs des droits de l’homme nous aident à mieux vendre surtout que pour la plupart nous sommes des veuves. « 

C’est un travail difficile affirme un casseur âgé d’au moins 60 ans. « La seule difficulté c’est la façon de vendre et ce sont les commissionnaires qui nous compliquent la vie. C’est un travail rentable s’il n y avait pas des commissionnaires. Si les femmes et les jeunes filles font ce travail c’est parce qu’il n y a pas mieux. C’est pour la survie de la famille qu’elles font cela. »

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La casse des pierres fait vivre autant des familles dans cette partie de la capitale. Malheureusement, ces casseurs ne sont pas sécurisés, ni même encadrés. En plus, ils disent avoir difficilement accès aux outils de travail : « nous manquons vraiment les matériels pour le travail. Nous nous débrouillons seulement pour travailler avec les moyens de bord. » Deux difficultés majeures à savoir, le manque d’outillage et la mévente.

Dans : Non classé
Par questionsdegenre
Le 21 janvier 2014
A 11 h 03 min
Commentaires :1
 

1 Commentaire

  1.  
    mabala teo
    mabala teo écrit:

    il ya des femmes qui ne croisent pas les bras pour nourrir leur famille et sont pretes a tout affronter comme etre casseuse de pierre là ou la force physique est exigée pour faire ce travail

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