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En RDC ,c’est la femme qui supporte le poids du VIH-SIDA selon docteur Blaise Kanyamanda
Les femmes sont les premières victimes du VIH –SIDA. Elles le sont à double titre : comme porteuse de la maladie et comme celle qui doit supporter une autre personne atteinte de ce virus. Sans assistance, ces femmes ont du mal en s’en sortir. Cette assistance, au niveau de la RDC, est supportée par quelques structures mises en place notamment par des ONG.
« De plus en sida se féminise dans notre pays. Et c’est la femme qui supporte tout le poids même lorsque un membre de la famille est atteint par la maladie, »affirmation du docteur Blaise Kanyamanda, invité de l’émission questions de genre de mardi 10 décembre 2013.
Docteur Kanyamanda est médecin à la polyclinique Bon Berger de l’ONG Amour meilleur pour les orphelins, AMOCONGO. Cette ONG est très impliquée surtout au niveau de Kinshasa dans la prise en charge de personnes infectées et affectées par le VIH_SIDA. Cette prise en charge est psychologique, médicale et sociale.
Au dé la de la prise en charge psychologique et sociale, Docteur Kanyamanda soutient que la prise en charge médicale est très capitale. « La prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH SIDA est un moyen de garantir la survie de ces personnes vulnérables. ».
Ce médecin déplore cependant que beaucoup des personnes vivant avec le VIH-SIDA n’aient pas accès facile au traitement aux ARV. « Dans certains coins du territoire national, toutes les catégories de personnes atteintes n’ont pas accès équitable aux antirétroviraux. Et pourtant, la RDC a une politique de prise en charge des PVV. Cependant ce sont des structures privées qui s’occupent de la prise en charge médicale des PVV. Toutes les personnes atteintes doivent être prises en charge par le Gouvernement ».
Au nombre de ces malades du VIH-SIDA qui sont exclues du traitement aux ARV figure en majorité les femmes qui dans des coins là où les médicaments ne sont pas distribués gratuitement par des structures privées ne peuvent pas les acheter à cause de leur précarité financière.
Avec le programme PTME, protection pour la transmission mère-enfant, a fait savoir docteur Blaise kanyamanda, il ya la prise en charge médicale de la femme séropositive enceinte « pour la mettre sous traitement des ARV pour protéger l’enfant ». ce traitement épargne ainsi l’enfant d’attraper le VIH-SIDA et donne ainsi la chance aux femmes atteintes de ce virus d’avoir des bébés sains