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Le sida, un choix que l’on peut éviter croit haut et fort Léonie KANDOLO, Présidente de l’ONG PES, « protection Enfant Sida »
Il ya une trentaine d’année, le VIH- SIDA faisait son apparition comme maladie. Cette maladie a fait des ravages à travers le monde. Jamais une maladie n’avait autant mobilisé la communauté. A ce jour, aucun traitement curatif n’a vu le jour même si aujourd’hui on peut vivre avec le VIH-SIDA. Pour ne pas baisser le bras et rappeler que cette maladie existe le 1er décembre est décrétée dans le monde journée internationale SIDA.
C’est dans l’optique de cette journée que l’émission « questions de genre » sur la RTNC –la Voix du peuple de mardi 03 décembre 2013 a reçu Madame Léonie KANDOLO, Présidente de l’ONG PES, « protection Enfant Sida », qui a son siège à Lubumbashi au Katanga.
Elle a tenu à rappeler que l’on peut éviter le VIH-SIDA et les moyens pour cela existe et demeure les même depuis. « La meilleure façon de se prémunir contre ce danger mortel reste l’abstinence, la bonne fidélité et le préservatif ».
La prévention est donc importante pour cette femme engagée dans la lutte contre le VIH-SIDA, même si présentement le VIH-sida n’est plus considéré comme une pandémie parce que comme le reconnait-elle : « on peut vivre aujourd’hui avec le sida pendant plus de trente ans au moment où les gens meurent chaque jour de la malaria, de la fièvre typhoïde ou encore de l’hépatite. » c’est grâce aux anti –rétroviraux même si ces traitement ne guérissent pas. « Les recherches des médicaments du sida au niveau mondial évoluent positivement mais jusque là on se contente des ARV, anti rétroviraux parce que il n y a pas des produits qui puissent guérir complètement cette maladie ».
Madame Léonie KANDOLO a déploré la situation du non- accès de porteurs de VIH-SIDA aux ARV et a lancé un cri d’alarme. « Le grand problème reste cependant l’accès aux ARV pour les quels on enregistre parfois des ruptures de stocks. Dans les milieux urbains ça va encore mais dans les coins reculés ça pose problème. Voilà pourquoi, je profite de votre micro pour lancer un appel au gouvernement et aux bailleurs de fonds de mettre le paquet pour le déploiement des ARV sur toute l’étendue du territoire national. »
Elle a noté, cependant, que la RDC a connu une évolution sur le plan législatif avec la loi portant protection des personnes vivant avec le virus, d’un coté et de l’autre, le PTME, le programme de lutte contre la transmission du VIH-SIDA de la mère à l’enfant. Et c’est là où réside encore le problème. Car beaucoup de femmes connaissent leur état sérologique pendant la grossesse. « Cet état de chose affecte la femme enceinte autant que ça affecte son partenaire et son entourage » a affirmé la présidente de l’ONG PES
Réagissant sur l’article 12 de la loi sur les violences sexuelles qui recommande l’emprisonnement de toute personne qui transmet délibérément les infections sexuellement transmissibles (y compris le sida ndlr), madame Léonie Kandolo estime que cet article de loi mérite d’être modifié. « Toute IST n’est pas mortelle et on ne peut condamner quelqu’un pour avoir transmis le herpès. »
En rapport toujours avec cet article de loi sur les violences sexuelles, elle a soulevé aussi le danger sur l’emprisonnement d’une PVV. « une fois en prison, une Personne Vivant avec le VIH-SIDA n’aura pas accès aux ARV tout simplement puisque le programme ne prévoit pas les milieux carcéraux. Bien plus une PVV détenue peut continuer à distribuer la maladie. »
Activiste par conviction, Mme Kandolo, président de l’ONG PES reconnaît qu’il n ya plus d’engouement dans le secteur sida parce qu’il n ya plus de financement depuis quelques années. « Ce qu’explique la léthargie observée dans les campagnes de sensibilisation au VIH/sida comme en RDC. » Mais elle pense qu’une meilleure sensibilisation de populations doit se faire en langues locales. « Les messages sur la prévention ou la protection contre le VIH/sida et les messages doivent correspondre au contexte de chaque province et devraient se faire en langues vernaculaires. »
A l’approche de festivités de fin d’année, Mme Léonie Kandolo a invité les jeunes à ne pas verser dans l’alcoolisme pour éviter le VIH-SIDA. « Lorsqu’ on prend trop d’alcool ou de drogue, on baisse la garde pour se protéger. »



on peut eviter le Sida c’est vrai mais que dire de ces femmes qui sont contaminées par force lors de viol?