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les violences sexuelles sont à la base de traumatismes et de sequelles physiques soutient le docteur BINA Boma

 

mbomba¨Les violences sexuelles ont plusieurs conséquences notamment physiques et psychologiques. De façon globale, cet acte peut amener quelqu’un au suicide, à des avortements, à des mortalités infantiles et maternelles, l’homicide. Même  la physionomie de la personne peut changer, des blessures, des chocs, des infections, des grossesses non désirées, des IST, le VIH, les interruptions volontaires des grossesses parce que nombreuses sont celles qui après avoir été violée ne supportent pas voir les enfants. Il s’observe également un changement comportemental et affectif. La victime développe très souvent un sentiment de honte et de culpabilité, parfois elle devient alcoolo-dépendante. Ajouter à cela la prise des drogues, le manque d’estime personnel et à long terme, il y aura de l’incapacité de comportement à risque par exemple une personne contaminée par le VIH/sida peut commencer à se venger en allant d’une personne à une autre ; il y a également le dysfonctionnement sexuel. ¨Ces propos sont ceux d’un médecin expert en VIH/sida et violences sexuelles. Madame Bina Mboma était l’invitée de l’émission questions de genre le mardi 26 novembre 2013 sur la radio nationale.

Madame Bina précise que lorsqu’on amène une victime de violences la première chose à faire  c’est une prise en charge d’où il faut l’accueillir, la mettre à l’aise et l’examiner. Qu’il s’agisse de l’homme ou de la femme on commence par entendre la victime, l’écouter. Ensuite, il y aura des examens cliniques et para cliniques. On procède par des examens physiques : la neurologie, vérifier le taux d’hémoglobine, le test de grossesse, le test de sérologie au VIH/sida. Notre invitée prévient  que si les résultats de sérologie au VIH vous reviennent positifs, c’est que la personne a été infectée bien avant et sa sérologie n’a rien à avoir avec ce viol. Très souvent, les hommes se cachent. Ils ignorent que cet acte peut basculer leurs vies et ils deviennent séropositifs.

En parlant de la prise en charge, elle a indiqué qu’elle se fait d’une façon psychosociale et médicale par la psychologue pour mettre en évidence  les chocs post traumatique qui ont des influences graves sur la victime soit la discrimination et même le changement de mode de vie. Et la personne violée doit être réinsérée dans la société après son traitement, ajoute madame Bina. Elle souligne que du point de vue médical, la prise en charge a deux aspects :le curatif et la prévention ». Au plus tard 72 heures la victime doit se présenter pour la prise en charge par rapport au VIH/sida, la personne doit être mise sous prophylaxie car il y a un traitement que l’on donne pour prévenir le VIH/sida ; il y a des pilules qu’on donne à la femme violée pour éviter les grossesses seulement si elle se présente tout au plus cinq jours après le viol. Voilà pourquoi en cas de grossesse et de contamination au VIH/sida, la victime est suivie si elle se présente à une structure de prise en charge ». Notre médecin experte en genre a énuméré les sites ou structures qui peuvent prendre en charge des victimes ici à Kinshasa , à savoir maman Yemo , la pédiatrie de kalembe lembe l’hôpital de kintambo  et un centre Bomoyi à Ndjili .tout cela gratuitement sans rien payer conclut Bina Mboma .

 

 

Dans : Non classé
Par questionsdegenre
Le 26 novembre 2013
A 11 h 50 min
Commentaires :1
 

1 Commentaire

  1.  
    louison ngosso
    louison ngosso écrit:

    Pourrais je avoir le email address de madame Bina Mboma. J’ai besoin de nombreux conseils.

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