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Maitre PUMBULU Josephas, « les violences sexuelles sont considérées comme les crimes contre l’humanité parce que il y va de la dignité humaine d’une personne bafouée qu’on doit rétablir à tout prix. »

 « Les loi sur les violences sexuelles sont belles et bien appliquées en RDC. Si vous visitez les lieux de détention vous trouverez les auteurs de viol et autres violences sexuelles en train de purger leur peine ». c’est l’affirmation de Maitre PUMBULU Josepha, avocate au barreau de kin/matete et directrice chargée des femmes et enfants à l’ASADHO(Association africaine de défense des droits de l’Homme).

josepha pumbumluElle était l’invitée de l’émission questions de genre de mardi 19 novembre 2013 sur la radio nationale de la RTNC, la voix du peuple. Evoquant les Lois n°06/018 et 06/019 adoptée en juillet 2006 qui selon la majorité de la population congolaise souffriraient depuis lors d’une absence d’application effective ; Cette juriste demande, cependant, aux victimes d’apporter les preuves pour que le dossier ne soit pas vide parce. « En matière des violences sexuelles, le juge a plus besoin des preuves. » Il ne suffit pas de dire que je suis victime de viol. Quand nous descendons sur terrain pour la sensibilisation nous insistons beaucoup sur les preuves. » défend Me Pumbulu.

Au nombre de ces preuves, Maitre PUMBULU Josepha cite notamment la réquisition du médecin. S’agissant de ces lois sur les violences sexuelles a éclairé l’opinion la dessus. « On parle du viol quand il y a eu rapport sexuel sans consentement il faudrait au il y ait aussi pénétration. Le législateur a ajouté 14 infractions par rapport aux violences sexuelles notamment l’excitation des mineurs à la débauche, le souteneur et le proxénétisme, la prostitution forcée, l’esclavage sexuel, le harcèlement sexuel, le mariage forcé, les mutilations sexuelles, la zoophilie (le fait de demander ou de forcer une personne d’avoir des relations sexuelles avec un animal) constitue une infraction même si la personne a consenti la loi a érigé ca en infraction. Il y a aussi la transmission délibérée des infections. »

La loi condamne donc tous ces actes par emprisonnement et payement des amendes En ce qui concerne l’amende transactionnel, « la loi interdit formellement parce que ces actes sont considérés comme des crimes contre l’humanité. » Pourquoi une telle mobilisation autour de violences sexuelles ? la réponse de Maitre PUMBULU : « Les violences sexuelles sont considérées comme les crimes contre l’humanité parce que il y va de la dignité humaine d’une personne qui a été bafouée qu’on doit rétablir à tout prix. »

Maitre PUMBULU s’oppose farouchement à tout arrangement à l’amiable entre la victime et l’auteur des actes de violence sur elle. « On ne peut pas laisser ces actes impunis de peur de voir les victimes transiger » Elle invite les victimes et la communauté à dénoncer ces actes de violences, quelque en soit la forme. « Les parents doivent dénoncer tout cas de viol même au sein des familles, dans des parcelles même au sein des églises pour mettre fin à ce phénomène qui a pris une ampleur inquiétante dans notre société. Les victimes pour leur part doivent dénoncer, l’entourage aussi doit aussi aider la victime de la prostitution forcée à dénoncer en l’amenant dans un poste de police du quartier. Il y a de personnes qui ignorent encore elle vient d’être violentée elle ne sait pas elle va commencer par où. C’est aux gens du quartier, la communauté d’aider cette personne en l’amenant à une prise en charge. »

Maitre PUMBULU Josepha précise les différentes formes de prise en charge. « Il ya la prise en charge médicale, la prise en charge judiciaire et psycho-sociale. Premièrement on peut prendre la victime et l’amener dans un centre de centre plus proche pour qu’on procède aux examens afin de ne pas effacer les traces. S’ils n’ont pas cette idée ils peuvent l’amener tout de suite à un poste de police où il y aura aussi réquisition du médecin. Il y a également des ONG qui s’occupent de ces cas comme l’AZADHO. Moi-même j’ai eu à plaider pour ces cas et cela a abouti. »

Dans : Non classé
Par questionsdegenre
Le 19 novembre 2013
A 11 h 02 min
Commentaires :1
 

1 Commentaire

  1.  
    eulalie muyenzo
    eulalie muyenzo écrit:

    Il faut d’abord commencer par faire une forte vulgarisation de ces lois sur les violences sexuelles . c’est vraiment dans le tiroir des activistes des droits de l’homme et des juristes.

    elles ne sont pas connues ces lois, comme ondit par manque de connaissance on peut perir

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