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Rose MUTOMBO:la femme congolaise joue un role important dans la recherche de la paix depuis Sun City
Dans des situations des conflits armés, les femmes sont les premières victimes. Et cela est le cas en République Démocratique du Congo où les femmes vivant dans l’est du pays subissent les affres de la guerre qu’elles n’ont pas provoquées. L’ONU, dans sa résolution 1325, veut faire de la femme notamment une actrice incontournable dans la résolution de conflit et la recherche de la paix.
« La femme congolaise joue un rôle très important dans la recherche de la paix depuis les négociations politiques de Sun-city jusque’ à ce jour étant donné qu’elle est la grande victime de conflits armés qui sévissent dans l’est de son pays, » nous a dit Madame Rose MUTOMBO Kiesse,
présidente du Cadre permanent de concertations d la femme congolaise ( CAFCO) ; invitée de l’émission Questions de genre du 15 octobre 2013.
Rose MUTOMBO déplore, cependant que la délégation congolaise aux pourparlers de Kampala avec le mouvement armé M23 soit essentiellement masculine. « Il n y’ pas de femmes à Kampala. Même si il Y a eu avant quelques femmes observatrices mais sans droit à la parole. » Elle avoue que Les femmes n’ont même pas été consultées pour ces pourparlers. « Et pourtant pour qu’il y ait négociation par rapport à la résolution 1325, il faut que les femmes soient partie prenantes. » ajout-elle.
Cette résolution onusienne ouvre aussi la brèche à l’intégration du genre dans les postes de prise de décision, dans les missions de paix de l’ONU et l’autonomisation économique a précisé la présidente du CAFCO.C’est dans cet optique que nous avons fait et faisons des plaidoyers pour l’adoption de différentes lois notamment la loi sur les violences sexuelles, portant protection des enfants , la modernisation du code de la femme, la loi de la mise en œuvre de la parité , l’autonomisation de la femme sur le plan économique pour permettre à la femme
d’avoir assez de revenus pour leur permettre de participer à la reconstruction du pays.
Réagissant aux réactions de la rue, Rose MUTOMBO tout en appréciant la contribution de femmes pour la recherche de la paix sur le plan spirituel mais soutient que cette contribution ne suffit pas à elle-même. Elle invite la femme à travailler puisqu’elle est capable d’apporter une pierre de plus dans le développement de la RDC étant donné que les femmes représentent plus de 52% de la population en RDC. « C’est pourquoi nous ne cessons de réclamer la loi de la mise en œuvre de la parité. » Rose MUTOMBO croit que cette
loi va résoudre le problème de la participation de la femme au poste de décision mais « il faut la volonté
politique puisque les postes nominatives nécessitent pas les élections. »
Madame Mutombo Kiesse soutient que pour que les femmes congolaises puissent atteindre un niveau élevé de sommité à l’instar de la présidente Searlif du Liberia ou MadameKosa Zama Zuma, présidente de la commission de l’Union Africaine, « il faut une politique gouvernemental d’appui et d’encouragement en faveur de femmes pour leur intégration dans les institutions internationales ».
13ans après, qu’est ce qui reste pour faire avancer la mise en œuvre en RDC du plan d’action nationale de la résolution 1325 ? La Réponse de la présidente du CAFCO : « il faut que il y ait mobilisation de ressources pour permettre la tenue des différentes activités prévues dans ce plan d’action nationale soient réalisées sur terrain et cela va permettre à ce que l’ on puisse voir la mise en œuvre, il faut une forte sensibilisation et vulgarisation prévues dans les activités pour que la population s’approprie cet instrument »
Elle se réjouit de recommandations de concertations nationales en faveur de la femme congolaise. « Je suis contente que lors de concertations il ya quand même certaines recommandations sorties qui demandent à ce que le pourcentage de 30% soit respectés à tous les niveaux de la vie sociale. »
Le cadre permanent de concertations de la femme congolaise œuvre essentiellement pour la 1325 du Conseil de securité de l’ONU . Sa présidente relate ses actions : « activités de vulgarisation et continue à la faire dans différentes langues nationales. Certains membres ont participé aux négociations politiques de paix de Sun -city. Certaines encore ont participé à la conférence de paix de Goma, les concertations nationales. CAFCO Nous sommes aussi pour contribuer à la paix dans des communautés c a d les endroits où il ya eu des tensions comme les hema et le lendu. Nous sommes allés, au temps de kundabatware, voir les seigneurs de guerre et leur demander la paix pour la population.
Par rapport aux autres taches de CAFCO, nous avons fait le plaidoyer par rapport à la participation des femmes aux élections. Nous avons eu à rencontrer différents responsables de partis politiques pour la prise en compte de femmes sur les listes électorales .Plaidoyer entre les 2 tours de la présidentielle de 2006. Nous avons rencontré jean pierre Bemba. On a approché le président. On a approché différents acteurs qui étaient concernés pour que les 2 tours puissent se passer de manière apaisée. Et continuellement ; on a fait le plaidoyer pour la loi sur la parité au niveau du parlement. Nous serons au parlement quand cela sera traité.
On a apporté des contributions dans des commissions paritaires. Quand il s’agit de discuter des certaine lois ; CAFCO est là même pour la loi sur l’organisation et fonctionnement de l’armée. Tous ce qui est perspective genre c’est CAFCO qui apporté ca et cela a été maintenu dans la loi au finish c’est pourquoi j’ai dit que il ya du travail que c’est un processus mais j’y crois »

je félicite le CAFCO pour leur effort. mais , je crois que les femmes doivent prendre consciènce qu’elles sont actrices de la paix partout dans le foyer, au service et dans le pays. Et ne pas penser seulement que elles le sont que dans une situation de conflits armés.
il est difficille pour les femmes congolaises de jouer pleinement ce role de participer aux resolutions de conflits armés comme le demande la resolution 1325 des nations unies. Les hommes politiques et meme ceux ayant pris les armes ne voient pas l’importance de femmes aux négociations de paix par ce que elles n ‘ont aucun pouvoir ( décisonnel et armé) , elles ne sont que des victimes et dans notre societé on accorde rarement la parole aux victimes. il faut une volonté manifeste du pouvoir et des mouvements armés pour voir les femmes etre impliquées dans larecherche de la paix