- Accueil
- > Archives pour le Mardi 27 août 2013
pour plus de considération pour la femme,la sociologue Jeannette NTUMBA Mbombo appelle au retour de la dot symbole
En République Démocratique du Congo, surtout dans les grandes villes, la dot est devenue une corde au cou non seulement pour l’homme qui veut prendre en mariage une fille mais aussi pour cette dernière dans l’attente de la conclusion du mariage dit coutumier.
La dot n’est plus comme le définit notre invitée du 27 aout 2013, Jeannette NTUMBA Mbombo, Assistante au département de sociologie de l’Université pédagogique de Kinshasa, « ce symbole, qui est un ensemble de valeur matérielle que l’homme apporte dans la famille de la fille pour conclure le mariage ». Elle a perdu sons sens premier pour devenir des nos jours un moyen pour la famille de la femme entre autres de trouver les moyens pour organiser la réception du mariage coutumier, de devenir vendeur de boisons ou encore de se constituer simplement un fonds de commerce. Et cela suite « à l’exagération de la dot demandée ».
Il n’est plus étonnant de voir sur la liste de la dot que beaucoup appelle aujourd’hui abusivement facture des choses incroyables demandées : moteur hors-bord, épave de voiture, télévison écran plat, téléphone, perruque, remboursement de billet et frais de visa pour la fille épousée à l’étranger, etc.
La sociologue Jeannette NTUMBA invite les parents à revenir au bon sens « qui exige d’avoir un sens critique de tout ce qui arrive ». La dot exagérée pense beaucoup bloque la fille pour être prise dans le mariage. Elle ne la bloque pas seule, l’homme aussi.
Ce qui a donné naissance à Kinshasa au phénomène Yaka Tovanda « concubinage ». » « Pour éviter ce phénomène, les parents doivent prendre la dot dans sa dimension de symbole et non comme fonds de commerce et non pas non plus comme un moyen d’enrichissement » soutien haut et fort Jeannette NTUMBA Mbombo, Assistante au département de sociologie de l’Université pédagogique de Kinshasa tout en soutenant encore que celui qui demande trop d’argent pour la dot « est contre le mariage et le principe même établi par l’Etat congolais » .
Il exhorte tout le monde à revenir au symbolisme de la dot, car « le mariage étant une institution divine, on ne peut pas empêcher aux jeunes filles et aux jeunes hommes de se marier »



