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Maitre Jean Marie SINGA: Si la majorité d’hommes sont sensibilisés sur les méfaits de la coutume rétrograde nous gagnerons le pari de veuves

Maitre Jean Marie SINGA: Si la majorité d’hommes sont sensibilisés sur  les méfaits de la coutume rétrograde nous  gagnerons le pari de veuves sca1-211x300La femme est héritière de 2 èmedegré. Cela lui est reconnu par la loi congolaise dans le code de la famille a rappelé Maitre Jean Marie SINGA, avocat au barreau de Kinshasa et activiste des droits de l’Homme, invité de l’émission « Questions de genre»du 20 aout 2013.

 Mais en pratique  c’est autre chose qui se vit. La femme qui perd son mari ou conjoint  est malmenée par la belle famille, qui souvent ne la reconnait pas comme héritière dans la succession de son mari. L’homme qui perd aussi sa conjointe a des droits. La loi congolaise n’est pas du tout muette à ce sujet.la loi existe pour protéger le conjoint survivant : « La loi se  formule de manière  impersonnelle. Elle vise l’homme ou la femme  qui reste en vie. » a précisé  Maitre Jean Marie SINGA.

 Maitre SINGA a aussi fixé l’opinion au sujet des droits de la femme ou de l’homme qui perd son partenaire mais avec qui il ou elle n’avait pas contracté un mariage civil. « Beaucoup de veuves  ont été dépossédée mais lorsque vous parcourez le code de la famille même si elle ne pas explicite vous trouver une institution à mon sens salutaire  qui répond à ce genre de souci c’est l’institution d’état d’époux ca veut dire la personne  qui s’en  prévaut ca peut être le mari ca peut être la femme
apporte  seulement 2 témoignages qu’ ils ont vécu ensemble, ils ont construit leur patrimoine pour que le droit  soit dit. Mais  cette institution connait un peu  des difficultés d’application au niveau de nos juridictions. Ce  que je demande à nos magistrats d’appliquer cette institution pour remettre le survivant dans  ses droits pour que la famille qui
apporte dans le patrimoine conjugal ne perde pas tout simplement pcq ils n’ont pas  contracté un mariage civil »

Maitre Jean Marie SINGA  exhorte  les femmes ayant perdu leur mari et maltraitées par la belle famille à aller en justice. « Les veuves privées de leur droit ne doivent pas se décourager .Elles doivent saisir
la justice même si elles n’ont pas d’argent pour prendre un avocat .Elles doivent se présenter au barreau,  il ya des avocats pour ces cas. Elles seront aidées. Il ya  également des ong de droits de l’Homme qui s’occupent de ce genre de cas, il faut les contacter  comme la   LIZADEEL.
 »

La justice est là. La loi aussi pour les droits de la veuve et du veuf mais les ayant droits, en pratique, préfèrent renoncer à l’héritage au nom de la coutume. Maitre Jean Marie SINGA  pense qu’il faut   sensibiliser les hommes et les femmes  et  l’état,  pour sa part, doit vulgariser la loi pour permettre fin  aux coutumes rétrogrades.  « Il faut que le pouvoir public mette des moyens afin d’atteindre toute les couches sociales. La sensibilisation doit se faire non seulement au près de femmes mais également et surtout à l’endroit des hommes. Si la majorité d’hommes sont sensibilisés sur cette cause nous  gagnerons le pari de veuve. »

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Le 20 août 2013
A 10 h 40 min
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Genre, justice et lutte contre l’impunité

Genre, justice et lutte contre l’impunité toge

 Renforcer les capacités des magistrats sur les pratiques judiciaires favorables aux droits des femmes en vue d’une meilleure protection des populations. Tel  était l’objectif de l’atelier sur le genre, la justice et la lutte contre l’impunité des violences sexuelles basées sur le genre  organisé  à Kinshasa par le bureau genre de la MONUSCO.

Pour le conseiller du bureau genre de la mission des Nations unies, Dominique Basinga, le problème de la protection juridique des droits des femmes se pose au niveau de l’application du droit. « Le secteur de la justice devraient être en mesure d’intégrer le concept du genre, le respecter et y adapter son système en mettant en œuvre des mesures adéquates tenant compte des difficultés sexospécifiques rencontrées. Question d’accorder une attention particulière aux traitements des infractions englobant les cas de violences basées sur le genre ».

Marie Josée MUJINGA, présidente de l’Association des femmes magistrates au Congo, AFEMAC a invité les femmes magistrates de réveiller  leur conscience pour bien exercer leur métier. «  Cette activité  doit réveiller leur conscience une remise en cause de chacun dans la manière de traiter les dossiers judiciaires en général et ceux liés aux violences sexuelles en particulier »

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A 10 h 37 min
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Monsieur Ambroccka Kabeya,sage-femme en RDC

Monsieur Ambroccka Kabeya,sage-femme en RDC ambroccka-kabey-224x300Depuis plus de 25 ans, il aide les femmes enceintes avant, pendant et après l’accouchement.
Ambroccka Kabeya, cet homme est sage -femme ; l’équivalent sous d’autres cieux d’accoucheur ou maïeuticien.

Il exerce une profession où les hommes sont encore minoritaires en République Démocratique du Congo.

Ambroccka Kabeya a un parcours que lui même qualifie de complet dans le domaine de la santé. Infirmer A2, infirmier A3, infirmier gradué accoucheur. Il est aussi médecin et a même un centre hospitalier à Kinshasa.

Notre sage-femme est aussi licencié en enseignement et administration. Il enseigne aussi à l’ISTM  comme vous pouvez  vous en douter dans la filière sage –femme.

Mr Ambroccka Kabeya avoue avoir durant ses études pour devenir sage-femme subi des moqueries et il suscite maintenant de fois la curiosité autour de lui. « Dans d’autres pays tels qu’au Japon où je venais de faire un stage vous trouvez que cette profession là ne réservait qu’aux femmes. Dès que tu te présentes étant sage-femme, ils sont étonnés : depuis  quand  un homme ne peut être là que pour  faire accoucher les femmes. Durant ma formation, les autres collègues qui faisaient d’autres orientations se moquaient même de nous. A un certain moment  c’était comme un objet de moquerie. Mais on a tenu bon. »

Etre personne de sexe masculin ne constitue pas du tout un blocage pour notre sage-femme et ne le devrait même pas. « Je n’ai pas encore connu un cas de résistance. Par contre, les femmes ont tendance à se confier plus aux hommes quand elles viennent pour accoucher. Je leur ai demandé pourquoi elles préféraient les hommes. Elles disent  qu’elles trouvent que les hommes sont plus compréhensifs ».

Ambroccka Kabeya est  sage-femme mais aussi un homme sage par ce qu’il a choisi d’aider à donner la vie. « Je suis un homme sage. Sur le plan professionnel, je suis sage-femme. Je sais que ca tique un peu les autres. Même dans le milieu professionnel les gens sont contents de me saluer.Ah, sage-femme comment vous allez ? Et je leur réponds avec joie »

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Par questionsdegenre
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A 10 h 35 min
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